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et sa mère étaient en pleine dispute dans la cuisine de la résidence familiale.
's mum : tu n'as pas le choix, .
: j'ai jamais le choix.
's mum : non, bien sur. T'es quelqu'un qui n'a aucune liberté.
: c'est pas ça que je veux dire !
's mum : une fois dans l'année, juste une. Ton père et moi on a besoin de toi.
: pourquoi ? Montrer aux autres qu'on est une famille unie ? C'est pas le cas, maman.
's mum : cesse de dire des idioties, tu veux ?
: non, parce que si on était uni, tu penses pas qu'on se montrait plus souvent qu'une fois par an ensemble ? Et qu'en plus de ça, je n'aurais pas besoin que tu me forces la main ?
's mum : mais - -
: je n'irais pas. Je me suis inscrite dans ce camp de vacance, et j'ai envie d'y aller. Personne n'est au courant, je pars avec des gens d'une ville perdu de l'Ohio, et en plus vous étiez d'accord, vous vouliez que je me fasse de nouveaux amis !
's mum : tu arriveras en retard de quelques jours, c'est rien.
: oui bien sur, quand tout le monde aura déjà trouvé sa place ! J'ai pas envie qu'on me remarque !
's mum : les gens t'aiment .
: moi, ou l'argent et la célébrité de mes parents ?
's mum : et tu crois quoi, qu'une fois là-bas, les gens ne sauront pas qui tu es ?
: non, personne ne saura.
Sa mère a soupiré. avait gagné. Elle est montée et à fait savoir à la coiffeuse de sa mère qu'elle avait besoin d'elle. Dans la demi heure qui suivait, elles étaient dans le salon de coiffure de la maison.
Ella : alors, cette fois-ci, c'est quoi ? Des mèches ?
: des extensions, une frange et une couleur chocolat.
Ella : extensions, tu veux des cheveux long, maintenant ?
: oui. La frange me cachera un peu les yeux, juste ce qu'il faut d'accord ? Ella, tu m'as dit que j'avais une tête à frange.
Ella : oui, c'est vrai. Et t'en a marre d'être blonde ?
: retour à l'état naturel.
Ella : t'es sur ?
: si ça me plait pas, j'aurais cas changer.
Ella : pourquoi ce changement si radical ?
: demain, je pars dans un camp. Et je ne serais plus la fille de Mr & Mme Presse People. Juste .
Ella : tu sais, faut pas qu'on te voit quitter la maison comme ça, tu passeras pas inaperçu longtemps.
: je partirai avec une perruque, on va faire deux changements de voiture.
Ella a sourit.
Ella : alors, t'es prête ?
: complètement !
{---}
et son père discutent des derniers détails du départ de cette-dernière.
's dad : t'es sur de ne rien avoir oublié ?
: mais non, ne t'inquiète pas.
's dad : ta brosse à dent, tu l'as prise ?
: papa, je pars un mois.
's dad : oui. Mais en même temps que ta maman.
: et alors ? Tu vas très bien t'en sortir. Et maman rentre dans une semaine à peine.
's dad : *soupire* je sais. A quelle heure tu pars, déjà ?
: 8 h 00. On a rendez-vous à 8 h 00 au croisement pour prendre le bus.
's dad : alors tu ferais mieux de te coucher.
: il est 19 h 00, papa.
's dad : oh oui. Je - -
: on va au restaurant ?
's dad : je ne sais pas si - -
: c'est moi qui paye.
's dad : oh non.
: si, j'insiste. Allez, habilles-toi.
{---}
dînait avec ses parents.
: j'en ai rien a foutre, hein. Et j'irais pas.
's dad : on a payé.
: mais sans mon accord !
's mum : écoute, ça ne peut que te faire du bien.
: depuis quand tu sais ce qui est bien pour moi, toi ?
's dad : ne parle pas comme ça à ta mère !
: oh ça va, je ne fais que prendre exemple sur toi !
Son père le gifla. Il quitta la table sans un mot. Finalement, partir loin d'eux un mois complet ne pourrait être qu'une bonne chose.
{---}
finissait de préparer son sac. Il avait eu la chance de faire parti des jeunes de la maison qui avait leur place dans une colonie. Cinq sur trente. La ville proposait uniquement cinq camps de vacances, et tous les ans, c'était la même bataille. Mais cette année, partait. Loin de tous les orphelins du centre. Mais il partait sans sa petite sœur, Pously, ce n'était pas son vrai prénom mais tout le monde l'appelait comme ça, et c'était bien plus mignon d'ailleurs. Il avait tout fait pour qu'elle puisse venir mais rien n'avait changé, une règle était une règle. Six ans ou pas, Pously resterait à l'orphelinat pendant que son frère irait s'amuser.
Pously : tu vas me manquer, .
: je t'appellerai tous les jours, je te le p - -
Pously : nan. S'il te plait.
: très bien, pas de promesse mais je ne t'oublierais pas.
Pously : d'accord. Je peux dormir ici, ce soir ?
: oui. Va chercher ton Doudou.
Elle a acquiescé et quelques minutes plus tard, elle revenait, le Doudou en main. l'a prit et a ouvert la fermeture éclair qui se trouvait au dos de la peluche. Pously chantait à tue-tête une comptine que lui chantait souvent.
: écoute-moi. Pously, écoute.
Elle a cessé de chanter et a regardé son frère.
: je mets le téléphone ici, t'entends ? T'en parle à personne.
Pously : même pas à Vincent ?
: surtout pas à Vincent. C'est le mono, il va te le prendre. Si tu veux me parler plus souvent, faut que tu gardes le secret, mon cœur.
Pously : d'accord.
: t'en parle pas à tes copines, pas à tes copains, pas aux gens que tu connais pas. Ah oui et pas aux amis imaginaires, même pas à ton Doudou !
Pously : mais il est dans son dos.
: mais lui, il le sait pas. C'est un secret entre toi et moi. C'est tout.
Pously : comme le secret de maman et papa.
: oui, exactement comme ce secret là.
Pously : d'accord.
a refermé la fermeture éclair.
: le code secret ?
Pously : 1234
: d'accord. Comment tu fais pour l'allumer ?
Pously : je reste appuyé sur le bouton rouge.
: lequel est le rouge ?
Pously : celui de gauche.
: oui. Ensuite ?
Pously : je fais 1234 et ok.
: oui, comme je t'ai montré.
Pously : oui.
: et c'est quand que tu fais ça ?
Pously : quand je vais me coucher le soir.
: oui, et quand on a fini de parler ?
Pously : je l'étains.
: comment ?
Pously : en appuyant longtemps sur le rouge.
: je te dirais quand mettre le fil de la batterie, d'accord ?
Pously : oui.
: en cas de problème, tu demandes à Rebecca, mais seulement en cas de souci, sinon, elle ne doit pas être au courrant.
Pously : d'accord.
: parfait, aller. Au lit.
Il a aidé sa sœur à monter sur le lit puis l'y a rejoint.
Chapitre 2 : jour 1
Il était 8h30, tout le monde était présent et ils allaient bientôt monter dans le bus. se tenait à l'écart, un léger sourire aux lèvres. Les gens la regardaient, la saluaient -par politesse- mais personne ne l'avait reconnu. Ella avait fait des miracles.
: salut.
: salut.
: qu'est-ce que tu fais toute seule ?
: je regarde les gens c'est... peu importe. Je m'appelle . Enchantée.
: moi c'est . C'est la première fois que je te vois en ville.
: elle est grande, cette ville.
: mais pas assez pour ne jamais avoir vu un visage. T'es nouvelle ?
: on peut dire ça oui.
Une jolie petite brune s'est approchée d'elles.
: alors l'abrutie, tu vas cherchée des amies auprès de ceux qui ne te connaissent pas ?
: oh fiche moi la paix, .
: écoute, , c'est ça ? Si tu veux tu - -
: écoute, , c'est ça ? Fiche nous la paix, à et à moi.
voulait absolument fuir le type de fille superficielle et complètement sans cœur qu'était . Elle en avait déjà assez toute l'année, elle avait même faillit en devenir une. Elle a prit par le bras et elles sont montées dans le bus. Elles faisaient parties des premières et purent choisir les places qu'elles voulaient, elles se mirent au fond, dans la rangée de cinq. Il y avait déjà deux garçons et une fille.
Fille : ah non, ici c'est la place de .
: ah bon ? Son nom est écrit quelque part ?
Fille : non mais...
: alors du vent. C'est une propriété public ici. Elle se mettra où il restera de la place, comme tout le monde.
La fille s'est levée et est partie s'asseoir trois rang plus haut, visiblement fâchée.
: nan mais pour qui elle se prend, cette fille ?
: son père est producteur, elle a tourné dans plusieurs pubs.
: oh, on peut savoir pourquoi la Diva se mêle au peuple lors des grandes vacances ?
: je sais pas.
Garçon : en fait, je pense qu'on ne sait jamais ce qu'il se passe dans la tête des riches. Ils ont tous des cases en moins.
En temps normal, se serait défendue mais là, elle ne pouvait rien faire. Rien du tout.
: ah oui ? Et a qui ai-je l'honneur de parler ?
Garçon : moi c'est . Et lui, c'est .
: bah moi, c'est . Et elle . Sauf si vous vous connaissez déjà ?
: non, enfin de vue.
: et je connais , de nom.
: oui, comme tout le monde.
Il a eu un sourire triste.
: non, pas moi !
: ça viendra.
Elle a sourit.
: vous vous connaissiez déjà, tous les deux ?
: de vu, le lycée est grand.
: et moi je ne suis pas dans le même qu'eux.
: t'es dans le public ?
: oui.
: pourquoi te harcèle alors, alors ?
a haussé les épaules. Visiblement, tout le monde avait quelque chose a cacher. Sauf , peut-être. s'en fichait, elle voulait passé un été inoubliable et ça allait être sans aucun doute le cas. Une fois qu'ils arrivèrent sur place, après une rapide visite des lieux, les répartitions des chambres se firent. et avaient réussi à avoir l'une des deux chambres pour deux personnes et avaient déjà commencé à s'installer.
: alors, dis moi tout. D'où tu viens ?
: de L.A.
: wow, pourquoi venir t'échouer dans une ville aussi pourrie que la notre ?
: crois moi, L.A. n'a rien de magique. Les filles sont en plastique et elles ne sont plus livrées avec un cerveau, ce qui fait que les mecs en profite. Beaucoup. Et certain mecs sont en plastique, maintenant.
: *riant* je vois. C'est sympa dans un film.
: sans doute. En ce moment, je ne regarde pas trop de film ça me... gonfle.
: ouais, surtout si t'aime pas les . Ils sont partout. Lui dans l'un, elle dans l'autre. J'ai compté : 5 films !
: en 1 an et 8 mois. Je sais.
: tu les aime pas ?
: ça dépend.
: t'as des airs de leur fille, en tout cas. On te l'as déjà dit ?
: tout le temps. Mais si j'avais à voir quelque chose avec eux. Je me pendrais.
: pourquoi ?
: cette pression, tout le temps. Ca doit être pénible, non ? Et comme tu le dis si bien, ses parents travaillent tout le temps ! Elle ne doit jamais les voir.
: oui, présenté comme ça, c'est sur.
: bref, assez parler d'inconnu. Et toi, t'as toujours vécu ici ?
: non. En fait, ma mère travaille dans une boite d'assurance, elle bouge souvent. J'ai vécu en France !
: et tu parles bien ?
: assez oui.
: génial ! Et comment tu connais ?
: ça fait 4 ans qu'on a pas bougé. A mon arrivé de France, tout le monde voulait me fréquenter, la première. Mais quand elle a vu que les gens s'intéressaient plus à moi, elle a inventé des tas d'histoires fausses et j'ai du changé d'école. Plus personne ne sait qui je suis. Mais c'est mieux comme ça. La popularité c'est épuisant.
: exactement.
: t'étais populaire ?
: euh... ouais.
: tu vas aller dans quel lycée ?
: tu es dans lequel, que je ne me trompe pas ?
a sourit. C'était un mensonge, mais il était si agréable que même voulu y croire dur comme fer. Avoir une amie comme , elle en rêvait depuis longtemps.
: il n'y a que deux lycée, le privé et le public. Je suis dans le public.
: alors j'irais là.
: génial.
: j'ai d'autres choses à savoir ?
: oui. Ne crois jamais ce que tu pourrais entendre sur et ne demande jamais à comment il a eu les cicatrices sur les bras, dans le dos, il en a une sur le ventre et a l'arcade.
: pourquoi ?
: y'a pas de pourquoi. Jamais.
: je pensais que tu ne connaissais pas .
: je ne le connais pas. C'est juste qu'il est sorti avec quand j'étais sa meilleure amie. Elle m'avait dit de ne jamais le lui demander. En fait, je pense qu'elle l'avait fait un jour. Ca a du mal se passer.
: et quoi d'autre ?
: y'a plus qu'à passer de bonnes vacances !
: oh ouiii !
Elles se sont mises à rire et l'instant d'après, une monitrice toquait à leur porte. C'était l'heure de dîner. Le voyage avait été long et elles avaient sympathisé avec et si bien qu'ils se mirent instinctivement à la même table pour manger. l'avait remarquer et ne pouvait s'empêcher de haïr .