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Ok, I got it
  One Day At A Time
And I die
Chapitre 1

était assise dans son salon, se repassant sans arrêt en mémoire, la chanson qu'elle avait, un peu avant, entendu à la radio. Elle était totalement abasourdie. Comment avait-il pu ? Elle a immédiatement été chercher les paroles de la chanson sur Internet, histoire d'être sur de ce qu'elle avait entendu. Mais elle fut d'abord attirée par les commentaires liée à la chanson qui étaient à côté du texte. Il y avait toutes sortes de réflexions, elle allaient de "cette chanson est génial" à "aucun intérêt" en passant bien sur par "je plains celle à qui la chanson est adressée". On la plaignait, n'en revenait pas. Les gens ne la connaissait pas mais la chanson était tellement explicite qu'on la plaignait. Elle a ensuite tenter de déchiffrer les phrases de ces foutues parole mais des larmes lui brouillaient la vue.

Told you I made dinner plans, for you and me and no one else, that don't include your crazy friends, well I'm done with awkward situation's empty conversations.

Une fois, une seule, elle avait du emmené sa meilleure amie : elle était en dépression nerveuse. Peut-être qu'elles avaient un peu trop parlé entre elles mais...

This is an S.O.S. don't wanna second guess. This is the bottom line, it's true. I gave my all for you, now my heart's in two and I can't find the other half. It's like I'm walking on broken glass, better believe I bled. It's a call I'll never get.

Comment pouvait-il lui dire qu'il l'aimait et écrire qu'ils avaient touché le fond ? Et comment ça, elle lui avait brisé le cœur ? Elle n'avait rien fait. Elle était une petite amie tout à fait exemplaire. Elle était là quand il en avait besoin, elle le plaignait quand il travaillait trop et l'aimait éperdument.

So this is where the story ends, a conversation on IM ? Well I'm done with texting, sorry for the miscommunication.

Elle préféra se dire qu'il avait eu besoin d'un deuxième couplet plutôt que de vouloir comprendre qu'il la larguait de cette façon. Un manque de communication ? Il ne se confiait jamais à elle, comme s'il avait peur qu'elle ne révèle quoi que se soit à la presse.

Next time I see you, I'm giving you a high five cause hugs are overrated just FYI.

Une poignée de main, pas vrai ? Elle a rageusement balancé l'ordinateur portable à travers la pièce. Ce n'était pas le sien de toute façon. Et comme si elle ne pouvait plus s'arrêter, elle a balancé tout ce qui lui tombait sous la main. Puis elle a appelé un serrurier qui lui a rapidement changé les serrures en pensant, sans encombres, qu'elle venait tout juste de se faire cambrioler. Elle s'est ensuite installée devant la télé et l'a allumé. Il était en direct pour la promotion de son nouvel album. Elle était impatiente de voir comment il allait défendre sa chanson. Elle tomba sur les pubs et se fit la réflexion qu'ils essayaient un peu trop de vendre de rasoir. Puis l'émission a repris, elle en avait raté la moitié à cause du serrurier mais elle s'en fichait.

Présentatrice : alors, vous nous aviez promis de répondre à quelques petites informations, en ce qui concernait votre vie privée.
: oui.
Présentatrice : comment va votre couple, ?
: très bien. En fait, il n'a jamais été aussi, depuis quelque temps. D'ailleurs, je l'embrasse, je sais qu'elle regarde.


Il a fixer la caméra en adressant un "je t'aime" à qui a soupiré en murmurant quelques injures.

Présentatrice : si tout va bien dans votre couple, comment expliquez vous les paroles de votre toute dernière chanson ?
: oh, vous savez, on a tous nos problèmes. Ca ne veut pas dire que - -
Présentatrice : mais quand même, c'est un peu... cruel, non ?
: ce n'est qu'une chanson
.

a répéter en écho la dernière phrase qu'avait prononcé son petit ami. Qu'une chanson ? Elle n'en revenait pas, elle a changé de chaîne, elle ne voulait pas le haïr, elle l'aimait trop, lui et tous leurs souvenirs, pour risquer de tout gâcher. Mais une dispute allait bientôt éclaté, ça, il pouvait en être certain. Elle a rangé la cuisine, puis s'est attaquée au salon, c'est quand elle à commencé la salle de bain, qu'elle a entendu que essayait d'entrée sa clé, sans succès, dans la serrure de la porte d'entrée. Il a ensuite cogné plusieurs fois à la porte. s'est approchée.

: qu'est-ce que tu veux ?
: rentré. Ouvre-moi.
: pourquoi je ferais ça ?
: écoute, si c'est à cause de la chanson je - -

a violemment ouvert la porte.

: alors comme ça mes conversations avec mes "barges" de copines sont quoi... vide ? Sans intérêt ?
: mais non c'est - -
: un SOS ? On touche le fond ? Tu le touche tout seul mon pote. Et crois moi que si tu te pliais véritablement en quatre pour moi, tu n'écrirais pas ce genre de chanson où je passe pour une poufiace ! Et l'autre moitié de ton cœur, tu l'as pas cherché dans les chiottes ? J'ai voulu tiré la chasse mais même comme ça j'ai pas pu m'en débarrassé, espèce de connard !
: arrêtes, tu penses pas ce que tu dis !
: ah non ? Et toi, tu le pensais que tu disais qu'on communiquait pas assez ? Sans doute oui, mais à qui la faute ? Hein ? Qui est-ce qui parle pas ?
: écoute j - -
: et c'est quoi, le dernier ptit couplet ? Ah oui, on est plus assez intime pour les câlins ? Mais j'ten pris, tape m'en cinq, .
: ce n'est qu'une - -
: chanson, j'ai bien compris. Alors comme ça, tout ce que t'écris ne compte pas, c'est ça ?
: mais non mais - -
: alors ça compte, pas vrai ?
: mais tu vas m'écouter, merde !?

n'a rien répondu.

: écoute, c'est pas spécialement tourné contre toi, tout ce que j'écris n'est pas forcément du vécu. Alors oui, bien sur y'a quelques petits trucs qui ne vont pas mais... je penses être autant coupable que toi.
: t'insinue que j'ai une part de responsabilité dans des problèmes que je n'avaient pas remarqué avant que le mec que j'aime le plus sur terre balance sur la radio une chanson qui me démonte totalement ? C'est ça que tu veux dire ? Qu'est-ce que tu me reproche ? Dis moi ? Je suis tout le temps là quand tu rentre, je me plie à tes horaires parce que j'ai envie de passer du temps avec toi, j'ai arrêté les cours, et je me suis faite virée de mon putain de boulot parce que je ne respectais plus les horaires. Mes barges de copine, comme tu le dis, ne veulent plus me parler parce que je te sacrifie trop de temps, parce que quand je les vois je leur parle de toi, parce qu'elle rame pour trouver quelqu'un et que je me vente d'avoir trouver la perle rare ! Je ne vois plus ma famille, parce qu'ils ne t'aiment pas, mais putain de merde, j'ai tout sacrifié pour toi et ta putain de carrière et t'écris une merde pareille ? Est-ce que tu te rends compte de ce que je peux ressentir ? Est-ce que tu t'en rends compte que j'ai seulement 17 ans ?

Il n'a rien répondu. Que pouvait-il répondre, de toute façon ? Il a voulu la prendre dans ses bras mais elle l'a giflé.

: va chez ton frère, tes parents, peu importe, mais cette nuit, j'ai envie d'être seule, t'entends ?
: j'irai pas au studio demain. D'accord ?
: comme tu veux.
: écoute, je suis désolé. Je pensais pas que t'aurais autant de peine, c'était pas le but.
: tu m'as brisé le cœur, . Et moi aussi, je ne sais pas où est passé l'autre moitié.

Il s'est lentement approché d'elle pour l'embrasser mais elle l'a esquivé et lui a serrer la main.

: ciao, .

Et elle a claqué la porte. Quand il s'est retourné, il a vu qu'un de leur voisin avait tout filmé avec son caméscope numérique.

: écoutez, Mr Paterson, je sais qu'on est pas les voisins les plus adorable du monde mais vous seriez gentil de laissé notre vie privée où elle est.
Mr Paterson : imagine un peu qu'avec ça, je vais pouvoir déménager. A Beverly Hills !
: je vous demande gentiment de ne pas vendre ce que vous venez de filmer. Ca ne regarde que nous.
Mr Paterson : c'est pour toutes les fois où - -

venait d'allumer la Chaine Hifi à fond. Elle le faisait souvent. Un peu trop souvent, d'ailleurs.

Mr Paterson : pour toute les fois où elle a fait ça, et chaque fois que vous m'avez emmerdé, croyez moi, elle va être diffusée, cette vidéo.

soupira lentement, il n'avait même pas le cœur à se défendre. Mr Paterson fut touché, mais pas assez pour ne pas se venger.
Chapitre 2

Quand émergea, par pur réflexe, elle alluma la télévision qui se trouvait sur la commode de leur chambre. Elle regarda l'heure sur son réveil, 13 h 02. Elle avait dormit longtemps. C'est seulement quand elle reconnu sa voix qu'elle porta son attention à la télévision. Elle revit –entièrement- la scène qu'elle avait vécu la veille. Elle était au moins sur qu'elle ne l'avait pas rêvé. Qui avait pu être aussi... Elle se leva en furie, enfila une robe de chambre et se dirigea vers la porte d'entrée, quand elle l'ouvrit, elle faillit trébuché sur .

: qu'est-ce que tu fiches par terre ?
: j'ai appelé 12 fois. Je m'inquiétais.
: pas maintenant.

Elle a été tambouriné à la porte de son voisin.

: Paterson, si vous n'ouvrez pas tout de suite je - -
Mr Paterson : fichez-moi la paix, où j'appelle les flics !

a tapé encore plus fort, ajoutant à ça des coups de sonnette.

: allez y, appeler-les, les flics ! J'ai envie de porter plainte pour violation de ma vie privée !

Il a immédiatement ouvert la porte et elle lui a craché au visage. La plupart de leurs voisins étaient sortis pour voir ce qu'il se passait.

Mr Paterson : mais vous êtes folle !
: vous n'avez encore rien vu. J'espère qu'avec votre argent vous allez pouvoir changer d'identité parce que croyez-moi, vous vouliez être débarrassé de nous mais vous allez payez ce que vous avez fait à mon petit ami !

n'a pu s'empêcher de sourire. Elle s'est alors retourné vers lui.

: ne sourit pas trop vite toi, rentre.

Il ne voulait pas plus la mettre en colère, alors il a obéit sans faire d'histoire. Puis elle a reporté son attention sur son voisin.

: j'ai quelques problèmes à régler, mais dès demain, j'irai porter plainte avec , j'espère que vous avez gagnez assez de fric pour pouvoir vous payez un bon avocat, parce que vous allez ramer, mon vieux, et les indemnités vont être tellement élever que vous allez non seulement devoir rester ici, mais je pense payez tout le reste de votre vie !

Mr Paterson avait pâlit, avait avancé des tas de chose dont elle n'était absolument pas sur mais elle s'en fichait, il avait peur, et ça, elle en était fière. Elle est ensuite rentrée chez elle en claquant la porte. Elle a cherché du regard, il était à la fenêtre : des tas de journalistes attendaient qu'il descende.

: ça fait combien de temps que t'es dans le couloir ?
: je l'ai pas quitté depuis hier soir.
: t'es pas sérieux là ?
: il allait donné la vidéo, où est-ce que tu voulais que j'aille passé la nuit si je voulais revenir ici ?

a soupiré.

: c'est gentil de m'avoir défendu mais - -
: mais quoi ? Il se prend pour qui se vieux con ?
: ouais.
: t'as un bon avocat ?
: oui, oui, bien sur.
: bah voi - - pourquoi t'as un avocat ?
: j'ai déjà eu ce genre de problème.
: ah oui, je me souviens, t'avais gagné ?
: oui, et c'était pas si... personnel.

Elle sentit qu'il était vraiment anéanti.

: hey, qu'est-ce qui ne va pas ?
: tout. J'ai dormi sur le palier parce que tu m'a fichu dehors et tôt ou tard je devrais affronter les médias. Je vais me faire descendre.
: vois le bon côté des choses : tes ventes d'album vont décollées ! Mais vraiment, t'étais déjà une idole, maintenant que tu t'es fait jeter dehors, les gens auront encore plus pitié de toi.
: j'ai pas envie de rire, .

Elle est partie dans leur chambre en haussant les épaules. l'a doucement suivi. Elle a sorti une valise de sous le lit.

: qu'est-ce que tu fais ?
: bah, je m'en vais !

Elle a annoncé ça comme si c'était quelque chose d'évident.

: mais... pourquoi ?
: écoute , je t'aime, oui. Mais ce que tu m'as fait c'est... Les gens oublieront qui j'étais, je reprendrais les études et tu trouveras quelqu'un de bien.
: mais je - - j'en ai pas envie !
: je ne te laisse pas le choix. Toi et moi, on sait très bien que ce n'est pas la première chanson de ce style. Bien que celle-là surpasse les autres.

Elle prenait ses affaires et les rangeait dans sa valise, comme si elle partait en vacances.

: écoute, j'ai besoin de toi. Tu peux pas partir maintenant, c'est - -
: on se verra, c'est promis. Tu sais, pour porter plainte, dès demain. Puis les jours de procès, et tout ça.
: 3 jours dans l'année ?
: ça devrait suffire, non ?
: bien sur que non ! Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? On dirait que ça ne t'atteint même pas !?
: je n'ai pas envie que ça m'atteigne, . Je vais partir, je vais aller pleurer chez mes parents et ils me laisseront me réinstaller en me disant qu'ils avaient toujours eu raison. Je ne te défendrais pas et tout ira bien.
: tu penses vraiment que ça va se passé comme ça ?
: oui.
: ça fait 4 ans qu'on est ensemble, et bien plus qu'on se connaît ! T'as toujours été là ! Avant que je sois célèbre, c'est toi qui me permettait de garder les pieds sur terre ! Comment est-ce que tu veux que je fasse sans toi ?!
: tu vois, ça, comme style de chanson, ça m'aurait plu !

Il a soupiré, il savait qu'il ne lui ferait pas entendre raison. Il savait aussi qu'elle mourrait d'envie de pleurer mais qu'elle ne le ferait qu'une fois chez elle. Seule. Il ne l'avait jamais vu pleurer, entendu oui, mais parce qu'elle pensait être seule. Elle ne pleurait jamais devant les autres, ça remontait à son enfance. Enfance qu'il avait aussi partagé. Et aussi loin que remontaient ses souvenirs, elle avait toujours été là, et ses parents l'avait toujours détesté. Il n'avait jamais vraiment su pourquoi. Aujourd'hui, ils auraient une véritable raison. Elle a traîné sa valise jusque dans l'entrée. Elle a serré dans ses bras.

: heureusement que ma voiture est au parking.
: tu m'appelles quand t'arrives ?
: nan, . C'est fini.
: quoi ?
: je t'enverrai un mail.
: arrête ça.
: au moins tu ne seras plus un menteur.

Elle l'a serrer une dernière fois.

: on dit à 9 h 00 au commissariat ?
: d'accord.
: ça sous entend que tu te lèves plus tôt pour pouvoir sortir et arriver à l'heure.
: je sais.

Elle sourit puis elle est sortie sur le palier.

: oh, tiens !

Elle a sorti les nouvelles clés de l'appartement de sa poche. Puis elle s'est retournée, elle a prit l'ascenseur qui l'a conduit jusqu'au parking. Elle a mis sa valise dans le coffre et a démarré sa voiture. Elle avait son permis de conduire depuis très peu de temps, et avait toujours été près d'elle, chaque fois qu'elle prenait la voiture. Elle a inspirer, fait une marche arrière, elle a ensuite trouvé la sortie et s'est hâtée de retourner chez ses parents. Sans jamais se retourner.
Chapitre 3

arriva à 9 h 00 précise, était déjà dans la salle s'attente. Elle avait mis un peu de temps à entrer à cause des journalistes mais elle n'avait même pas été décoiffé. avait sourit. Elle lui avait rendu son sourire et elle s'était assise près de lui sans ajouter un mot.

: j'ai téléphoné à O'Malley, hier.
: qui ?
: l'avocat.
: et ?
: il a dit que ça devrait être dans la poche.
: même si j'ai craché sur l'accusé ?
: même si tu lui as craché dessus, oui.

Elle a sourit.

: tu as cassé mon ordinateur ?
: oui, c'est - - désolée. En fait, j'étais énervée.
: tu as aussi cassé le vase de ta mère.
: oui, et quelques assiettes, mais j'ai rangé.
: j'ai vu. T'as oublié quelques trucs.
: t'auras cas me les amener la prochaine fois.

Il pensait qu'elle allait passé mais il se contenterait de ça, au moins, il y aurait une prochaine fois. Il avait l'impression qu'ils étaient étrangers, elle avait mis cette barrière entre eux qui l'empêchait de lui parlé franchement, il se souvint qu'une fois, quand ils avaient 14 ans, il l'avait tellement blessé, qu'elle avait agit exactement de la même façon, il s'était excusé des milliers de fois mais rien n'y faisait, il l'avait alors embrassé et ils ne s'étaient plus jamais quittée. Les choses ne seraient pas si simple cette fois-ci. Il en était tout à fait conscient. Les policiers les ont ensuite reçu, et ils ont porté plainte contre Monsieur Paterson, précisa qu'elle avait tellement été hors d'elle qu'elle l'avait menacer qu'il allait payer cher –en terme d'argent- et qu'elle lui avait craché dessus. Le policier avait esquissé un sourire.

Policier : c'est tout ?
: je crois.
Policier : il sera convoqué dès cet après-midi.
: parfait.
Policier : il voudra sans doute conclure un accord.
: et on refusera certainement.

a hoché la tête.

Policier : on vous contactera. J'ai votre numéro ?
: oui, c'est mon portable, je suis plus souvent joignable.
Policier : très bien. Vous voulez qu'on vous escorte jusqu'à votre voiture ?
: j'ai mes... gardes du corps.
Policier : très bien.
: en revanche, moi, je veux bien.
Policier : oh, vous n'êtes pas venu - -
: non.

Il a rien ajouté.

: je peux te déposer tu sais.
: je sais, mais je n'en ai pas envie.

Elle s'est levée, et le policier l'ont imité.
Quatre jours plus tard, Maître O'Malley téléphona à pour l'informer qu'une date de procès était fixée le 15 du mois suivant. Il ajouta qu'il lui confirmerai l'heure et il raccrocha. Elle fut étonné que respecte à ce point le silence qu'elle avait exigé de lui. Il lui manquait. Atrocement. Tout ce qu'elle faisait la ramenait à eux, elle n'osait pas imaginé l'état dans lequel elle aurait été si elle avait continué d'habiter dans leur appartement. Sa mère est montée dans sa chambre. Elle est entrée sans frappé.

Maman : allonge-toi mon cœur, je sais que tu n'es pas très bien, il faut que tu te repose.
: ça va, je t'assure.
Maman : écoute, bois ça, tu te sentiras mieux après.
: pose le, ici. Je le boirais.
Maman : on t'avais prévenu, n'était pas fait pour toi.
: bien sur que si.
Maman : mais...
: maman, je n'ai pas envie de parler de ça avec toi.
Maman : aller, bois chérie. J'attends.
Elle lui a tendu le verre. Le médicament qu'elle y avait mis donnait une couleur bleuâtre à l'eau. savait très bien ce que c'était, parce qu'elle en avait bu toute son enfance. Elle détestait ça, mais elle ne serait pas tranquille tans qu'elle n'aurait pas bu, alors elle bu d'une traite et elle s'allongea. Sa mère éteignit la lumière et sortie. Elle souffrait du Syndrome de Münchhausen par procuration. Elle rendait ses enfants malades pour s'occuper d'eux et montrer à quel point elle était une mère attentionnée. Le petit frère de était mort empoisonné. Elle le savait au fond, mais elle avait du mal à l'admettre et elle n'avait pas porté plainte. Elle en avait parlé à , il avait rit. Elle l'avait haït et il l'avait embrassé. Elle était parti vivre chez lui, avec ses parents, refusant de porter plainte contre sa propre mère. Puis deux ans plus tard, après que ait vu sa carrière s'envolé, ils ont pris un appartement, tous les deux, ils avaient alors 16 ans. Depuis la mort de son frère, n'avait plus jamais pleuré devant les autres, pas même devant . Elle ne refusait pas de le faire, elle n'y arrivait simplement plus. Avant, elle se faisait vomir, pour ne pas être empoisonnée, mais aujourd'hui, c'était différant. n'était plus là. Alors elle attendrait les effets secondaires : poussé de fièvre, vomissements, nausées, vertiges. Sa mère s'occuperait d'elle, et elle se sentirait moins seule.
Chapitre 4

Le procès était prévu pour le lendemain. était allongée dans son lit, épuisée. Elle écoutait la radio. était invité pour son deuxième single. Une chanson intitulée Hold On. La seule phrase dont se souvenait était "When you love someone and they break your heart, don't give up on love, have faith restart". Elle n'avait plus parlé à depuis le commissariat et elle n'avait aucune idée de l'état dans lequel il se trouvait. Mais elle se dit qu'elle allait bientôt le savoir.

Présentateur : , vous nous faite l'honneur d'être avec nous ce soir. Vous êtes plutôt occupé en ce moment ?
: oui, en fait, le procès est pour demain.
Présentateur : sur cette fameuse vidéo ?
: oui, la fameuse.
Présentateur : Mr Paterson, laissez moi vous dire que vous n'êtes pas sorti de l'auberge. D'après ce qu'on m'a dit, ne s'est pas laissée faire ?
: pas le moins du monde, elle a un sacré caractère.


se surprit à sourire, avait prit une voix tellement enjoué pour parler d'elle qu'elle se sentit mieux l'espace de quelques instants.

Présentateur : sinon, j'ai appris que vous aviez une nouvelle petite amie ? Ashleigh, c'est ça ?
: c'est ça. Mais, on est là pour parler de mon single ou de ma vie privée ?


se leva et couru jusqu'au toilette où elle se mit à vomir son dîner. Cette fois-ci, elle n'avait pas tenu plus de quinze minutes. Sois sa mère avait augmenté la dose, soit elle commençait à mourir petit à petit. Elle opta pour une augmentation des doses. Sa mère avait accouru, elle lui avait fait couler un bain.

Maman : chérie, je ne pense pas que d'aller au procès demain soit une bonne idée.
: si, j'ai envie d'y aller.
Maman : tu veux le voir ?
: il doit me rendre des affaires.
Maman : j'irai pour toi. Il faut que tu restes couché.
: non. C'est notre procès, il faut que j'y sois.
Maman : je t'accompagnerai.
: ce n'est pas une très bonne idée.
Maman : tu veux que je t'apporte quelque chose, pour te sentir mieux ?
: du pain, maman, du pain.
Maman : tu es sur ?
: oui.

Sa mère a quitté la salle de bain sans un mot. s'est totalement immergé sous l'eau, le silence, elle adorait ça. Depuis qu'elle vivait avec ses parents, elle n'avait jamais pu être seule plus d'une demi heure. Sois parce qu'elle était malade et que sa mère courait à son secours, soit parce que ses amies passaient lui rendre visite... Même la nuit, elle sentait sa mère près d'elle. Lorsqu'elle sortit de la salle de bain, se dirigea directement dans sa chambre. L'idée de fermer à clé lui traversa l'esprit mais elle se ravisa : sa mère avait la clé. Elle s'endormi rapidement, bercé par la voix de , son rire, ses blagues foireuses et sa façon d'être gêné lorsqu'on le complimentait lui manquait tellement...
Le lendemain, se sentait mieux, elle vida le verre que sa mère lui proposait dans l'évier de la salle de bain. Elle avait le teint pale, verdâtre, elle avait peur que ne se rende compte de quelque chose, alors elle se maquilla. Ce qu'elle ne faisait jamais. Il saurait, dans tous les cas. Sauf s'il avait oublié. Quand elle descendit, mis tellement de temps qu'elle comprit que si sa mère ne la conduisait pas jusqu'au tribunal, elle ne pourrait jamais y aller seule. Sa mère a insisté pour qu'elle boivent quand même un jus d'orange. fut étonné qu'elle ne la force pas à boire un de ses cachets mais comprit au goût qu'elle avait tenté de les dissimuler. Elle serait malade en plein procès, c'était sur. Sa mère pourrait montrer à tout le monde à quel point elle s'occupait bien de sa fille en la faisant immédiatement rentrer, le procès serait sans doute suspendu et...

Maman : on va être en retard si tu ne te dépêche pas.
: pourquoi tu en as mis dans le jus d'orange ?
Maman : parce que tu as vidé l'autre dans l'évier.
: mais je n'en avais pas besoin.
Maman : c'est ce que tu penses. Tu vas te sentir mieux, tu verras. Tu es malade, il faut te soigner.

n'a pas protesté, elle n'en avait pas la force. Elles sont montées dans la voiture et se sont rendues au tribunal. Quand dû passer les journalistes, elle cru qu'elle allait mourir. Mais les policiers les aidèrent à entrer sans encombre.

Policier : Mr est à l'intérieur.

l'a remercié, elle a ensuite repéré les toilettes les plus proches et est entrée avec sa mère dans la salle. Elle était vide pour le moment, ils avaient une dizaine de minutes d'avance. Quand il la vit se leva et marcha rapidement vers elle. Il déposa un baiser sur sa joue.

: ça va ?
: bien, pourquoi ?
: tu n'as pas l'air dans ton assiette.
: oui j'ai - -
Maman : elle est malade. Fiche lui la paix.

soupira doucement.

: j'ai tes affaires.
Maman : t'en as mis du temps.
: c'est moi qui lui ai demandé de me les donner aujourd'hui.
Maman : il n'était pas obligé d'écouter les paroles de quelqu'un de souffrant.
: elle n'était pas malade quand elle me l'a demandé.

baissa, malgré elle, la tête. comprit en instant. Il allait dire quelque chose mes les portes de la salle s'ouvrir et une foule de gens entra. Ils durent regagner leur place. présenta rapidement Ashleigh à qui prononça un "enchanté" tellement inaudible que Ashleigh comprit qu'elle n'aurait pas du venir. Mr Paterson entra à son tour, avec une tête d'enterrement. Il allait perdre, il en était tout à fait conscient. Même s'il utilisait le fait que lui est craché à la figure, la plupart des jurés aurait fait la même chose. C'était . Les jeunes l'adoraient, les parents le trouvaient tout à fait correct et les grand-parents le trouvaient absolument adorable. Tout le monde aimait , sauf la mère de . Le procès avait débuté depuis 30 minutes et sentit une montée de chaleur, puis des sueurs froides. Elle ne tenait plus en place sur le banc, trop peu confortable, de cette salle, qui était d'ailleurs rempli de trop de monde. posa une main sur sa cuisse.

: tu te sens bien ?
: je - - ça va.

Il retira sa main. Et dans la seconde qui suivit, se levait et courrait au toilette qu'elle avait repéré avant d'entrer. Elle se passa d'abord de l'eau sur le visage mais voyant que ça ne passerait pas comme ça, elle alla vomir. Sa mère avait accouru.

Maman : je t'avais dit que ce n'étais pas une bonne idée.
: sortez de là vous !
Maman : t'es chez les dames, enfin.
: sortez, où je portes plainte.

Elle parut indignée et choquée mais elle sortie en silence. s'est alors agenouillé près de .

: elle a recommencé ?
: non, . Je suis malade.
: tu n'es jamais malade, .
: la preuve que si.
: le procès a été suspendu. On reprend dans 10 minutes. Ca va aller ?
: oui.
: après, je te conduis à l'hôpital.
: non, après tu rentres tranquillement avec Ashleigh.
: je ne l'aime pas, tu sais ?
: , j'ai envie de vomir, ne me parle pas de tes histoires de cœur, par pitié.

Il a éclaté de rire et elle l'a suivi. Durant une bonne minute ils sont retombés en enfance : elle malade à crever, et lui qui tentait de le lui faire oublier.

: il faut que tu déménages, tu ne peux pas rester chez tes parents.
: elle me suivra, tu le sais très bien.
: je te protègerais.
: tu l'as toujours fais.
: reviens à l'appartement.

Elle a secoué la tête.

: tu sais quel est le pire mensonge qu'on puisse dire à quelqu'un ?
: je sais. Je vais me séparer d'elle.
: non, juste, ne lui ment pas.

Il y a eu un léger silence.

: on devrait y retourné.
: oui.

Il l'a aidé à se relever et ils sont a nouveau entré dans la salle. Après une heure et demi, le verdict tomba.

Juge : Mr Paterson, levez-vous, je vous pris.

Il s'exécuta.

Juge : vous êtes accusé d'avoir filmé Mr et Mme -la salle entière fut consciente de la bourde que venait de faire le juge mais il ne releva même pas- alors qu'ils avaient une conversation privée. Vous l'avez par la suite transmise au plus offrant, et ceci, sans leur consentement, malgré la demande de Mr pour ne pas diffuser cet enregistrement. Vous avez été jugé coupable par le juré et d'après l'article 226-1 du code pénale, vous êtes condamné à un an d'emprisonnement et devrez verser 45 000 € d'amende aux concernés.

A peine les portes de la salle s'ouvrirent que la mère de la traînait déjà à l'extérieur. Elle lui murmurait qu'elles devaient vite rentrer, pour qu'elle puisse se reposer. pensa qu'elle ne pouvait plus prendre ce que sa mère lui donnait. Qu'elle finirait par en mourir, mais plus le temps passait, moins elle arrivait à lutter. Lorsqu'elles se trouvèrent face aux journalistes, à l'extérieur, la mère de déclara qu'elle était très malade mais qu'elle maîtrisait totalement la situation, qu'elle allait vite se remettre. eu un nouveau haut-le-cœur, mais il passa lorsque qu'elle sentit la main de sur son épaule. lâcha la main de sa mère qui ne s'en rendit pas compte tant elle était occupée à venter ses propres qualités devant les caméras. perdit connaissance et les gardes du corps de les escortèrent jusqu'à la voiture de ce-dernier. Les journalistes s'étaient rapidement désintéressés de la mère de qui ragea : comment avait-il pu lui prendre sa fille, encore une fois ? Après tout, elle était malade, elle avait besoin d'elle plus que de personne d'autre.
Chapitre 5

fut réveillée par un claquement de porte. Elle ouvrit les yeux et paniqua quand elle comprit qu'elle se trouvait à l'hôpital.

: hey, je suis là.
: sors moi d'ici, . Immédiatement.
: c'est hors de question !
: ils vont me faire une prise de sang !
: c'est déjà fait.

Les yeux de s'emplirent de larme, mais elle parvint à toutes les contenir.

: ils vont accuser ma mère.

Elle respirait fort, complètement paniquée.

: elle va se faire enfermer.
: ta mère est malade, .
: n'importe quoi !
: si. Elle doit se faire soigner.
: mais elle ne fait rien de mal.
: mais mon cœur, elle a tué ton frère.
: menteur.

Et elle a pleuré. Elle lui a demandé à plusieurs reprise à de se retourner mais au bout de la 4ème fois, elle s'est blottit dans ses bras. Elle avait toujours eu besoin de lui, et aujourd'hui plus que jamais. Elle se sentait à la fois faible, mais tellement bien dans ses bras. Mais elle ne voulait pas que sa mère subisse ce qu'il avait fais subir à Mr Paterson. Jamais.

: s'il te plait, ne fais pas ça à ma mère.
: très bien. Je reviens, d'accord ?
: oui.

Il a déposé un baiser sur son front et il est sortit. s'est rallongée et a fermé les yeux. était près a tout pour qu'elle se sente mieux, elle le savait. Mais elle ne pouvait pas se résoudre à faire enfermer sa mère, même si elle la tuait à petit feu, même si elle avait aidé son frère à partir plus rapidement, c'était sa mère, et elle l'aimait, elle l'aimait beaucoup. Elle a fini par s'endormir, à bout de force. Quand est entré à nouveau dans la chambre il avait réussit à dissuader l'infirmière de faire analyser les échantillons de sang prélevés sur . Elle devrait, cependant, resté à l'hôpital encore quelques jours pour se requinquer. savait qu'elle accepterai tans que sa mère n'aurait pas de souci. Il ne savait pas comment il allait la convaincre de revenir vivre avec lui mais si elle voulait dépasser la vingtaine, elle ne devrait pas rester chez sa mère, ou vivre seule d'ailleurs. Il s'est assis près d'elle et il a attendu. Encore, et encore. Si bien qu'il avait fini par lui-même s'endormir. Puis une infirmière le réveilla. Il mis du temps à émerger mais la panique qui régnait autour de , il se leva rapidement.

: qu'est-ce qu'il se passe ?
Infirmière : je vais vous demandez de sortir, Mr .
: mais je veux savoir ce qu'il se passe.
Infirmière : je vous envois quelqu'un dès que nous savons plus nous même.

Elle a gentiment mis à la porte. Il ne voulait surtout pas céder à la panique. Mais le temps qu'ils mirent à lui envoyer quelqu'un l'avait quand même inquiété. Enfin, une infirmière est sortie et est passée près de lui sans même y faire attention. Elle est ré-entrée, toujours silencieuse. Puis la mère de arrivée. On l'avait prévenu.

Maman : qu'est-ce que tu lui à fait, espèce de barge ?
: moi ? Moi qu'est-ce que je lui est fait ? Je l'ai sauvé ! C'est vous qui l'empoisonnez , avec toute vos merde ! Vous allez la tuer tout comme vous avez tuer votre fils ! Alors si y'a quelqu'un de barge ici, c'est certainement pas moi !

Les médecins qui avaient été alerté par les cris étaient sortis.

Infirmière : Mr , pour quelle raison m'avez vous demandez de ne pas analyser le sang de ?
: parce qu'elle me l'a demandé, sa mère l'empoisonne, on le sait tous, elle la rend malade pour pouvoir s'occuper d'elle !
Maman : foutaise ! Tu perds les pédales ! T'es entrain d'inventer cette histoire parce que tu veux qu'elle revienne chez toi ! T'as pas trouver mieux ?
: analysé son sang, on va voir qui de nous deux à raison.
Infirmière : malheureusement, on ne va pas pouvoir lui prélevé quoi que ce soit.
: utilisez ceux que vous avez déjà.
Infirmière : on les a jeter, Mr .
: mais, pourquoi vous ne pouvez pas lui en prélever ?
Infirmière : elle fait une hémorragie interne. Un hémothorax.
: un quoi ?
Maman : retourne à l'école mon pauvre petit ! Elle a du sang dans les poumons.
: mais vous voyez ! Elle en a rien à fiche, elle est complètement folle.
Maman : elle ira mieux. Je m'occuperais d'elle.
: certainement pas ! *après un léger silence* Vous savez comment s'est arrivé ?
Infirmière : visiblement, certain vaisseau ont été...

Elle a laissé sa phrase en suspend. Comme prise d'une soudaine panique. Elle est entré dans la chambre et l'instant d'après, tout le monde l'évacua. eu juste le temps de comprendre qu'ils conduisaient au bloc. Au bout de 15 minutes, il fut conduit dans une salle d'attente, mais la mère de se fit interpeller par des policiers. Elle les suivi sans faire d'histoire, comme si elle était sur d'elle, sur que ce qu'elle faisait n'était pas mal. Il n'avait aucune idée de l'endroit où le mènerait toute cette histoire mais pour le moment, il n'y prêtait pas la moindre attention. Il fallait qu'elle survive, parce qu'il l'aimait, il l'aimait trop pour qu'elle le laisse seul. Et surtout, elle était trop jeune pour mourir, elle ne pouvait pas avoir fini sa mission sur terre à seulement 17 ans...
Chapitre 6

Un an plus tard. était dans le salon de son appartement plongé dans un problème de mathématiques. Comment allait-il résoudre ça en moins d'une heure ? Il avait une émission à enregistrer mais il était hors de question qu'il quitte l'appartement sans avoir fini ses devoirs. Depuis que lui avait fais promettre de reprendre ses études, avant de le quitter, il s'était exécuté dans l'espoir qu'elle lui revienne un jour. Il avait téléphoné à une fille de sa classe qui l'avait aidé sans pour autant lui donner la réponse et il avait fini dans les temps. Au début, ça avait été dur : tous les regards sur lui, tout le temps, puis les gens s'étaient habitués à sa présence. Il ne pouvait cependant toujours pas dire qui était ses vrais amis. , elle, aurait su. Elle sentait les hypocrites à 100 mètres. Mais elle n'était plus là. Et n'arrivait pas à le digérer. Comme avait-elle pu le laisser seul ? Si seulement il avait pu passé à autre chose. Mais il sortait avec peu de fille, et ça ne marchait jamais, soit parce qu'elles n'étaient pas , soit parce qu'elles ne supportaient de passer après elle. Surtout qu'elle n'était plus là. Il a rejoint le plateau, ce soir, il chantait le nouveau single de son nouvel album.

Présentatrice : . Votre nouvel album sera dans les bac demain. Cependant il règne tans de mystère autour de ce nouvel album ! Vous pourriez nous en dire un peu plus ?

s'est mis à rire. Il ne riait pas souvent, mais c'était toujours de bon cœur. Les gens l'aimaient beaucoup, encore plus depuis qu'il avait cette mélancolie placardée sur le visage.

: non, vous avez l'exclusivité du premier single.
Présentatrice : même pas une petit truc croustillant ?
: même pas ça.
Présentatrice : dans ce cas, je vous propose de rejoindre la scène.

Il a sourit et a été s'asseoir sur le tabouret prévu a cet effet. Un technicien est venu lui apporter sa guitare. Il la ferait en acoustique. Les lumières se sont tamisées, le silence s'est abattu sur le plateau. Il a soufflé un bon coup et il a commencé a jouer.

Wednesday I came home from school / Did my homework in my room / Then I watched some TV / I still miss you
Thursday morning went online / Got to school at half past nine / Wound up in detention / I still miss you
Everything I do, brings me back to you

And I die / One day at a time / 'Cause I just can't seem to get you off my mind / No matter how I try / Try to kill the time / Well I think that I'm just going crazy / One day at a time

Friday I got out of bed / Tried to smile frowned instead / Burnt some toast for breakfast / I still miss you
Saturday I turned 18 / Never dreamt you'd act so mean / You didn't even call me / But I still miss you
And When I turn 94 / I think I'll miss you even more

And I die / One day at a time / 'Cause I just can't seem to get you off my mind / No matter how I try / Try to kill the time / Well I think that I'm just going crazy / One day at a time

I miss you more than I did a minute ago / I Climb a mountain just to here your echo / All I wanted was you / Tell me please do you think of me now and then / Cause if I never see you again / I still miss you

And I die / One day at a time / 'Cause I just can't seem to get you off my mind / No matter how I try / Try to kill the time / Well I think that I'm just going crazy / One day at a time…


Il y a eu quelques secondes de silence complet, puis le plateau s'est d'un mis à applaudire durant cinq bonnes minutes. Ce qui permit à la présentatrice de se remettre de ses émotions. Comment un mec de cet age là pouvait-il dégagé tans d'émotion ? Comment avait-il pu acquérir une telle maturité ? lui manquait, c'était tout. Il avait soufflé toute la salle.

Présentatrice : et bien, , si tout votre album est comme ça, laissez moi vous dire que vous allez battre des records !

Il a sourit, visiblement gêné. Il ne pensait pas que ses états d'âmes toucheraient autant. Il l'avait espéré, oui, mais pas autant. Il rejoignit la présentatrice qui lui avait fait un signe pour qu'il s'assoit près d'elle, sur la banquette prévu pour les invités.

Présentatrice : on me dit que le standard ne sait plus où donner de la tête.

Cette émission avait la particularité de recevoir les appels de personnes qui souhaitaient témoigner, il y avait une sélection au niveau du standard et seulement 3 personnes avaient la chance de parler et de poser leur questions aux artistes présents sur le plateau.

Présentatrice : attention, voici la première personne qui pourra réagir. On me dit que c'est une jeune fille ? Allô ?
- Oui, je m'appelle Amy... je suis là !
Présentation : allez y, posez votre question.
Amy : d'abord, je voulais dire à qu'il était génial. J'adore tout ce qu'il fait. Je le suis depuis le début.
: merci, c'est adorable.

Amy sembla perturbée quelques secondes. Lui avait-il vraiment parlé ?

Amy : je voulais savoir si cette chanson... si elle s'adressait directement à ?

En fait, tout le monde voulait savoir. a sourit. Il savait qu'il devrait répondre à cette question.

: et bien, c'est d'elle que je parle, oui. Je ne sais pas si elle l'entend de là où elle est mais... en fait, je l'espère.
Présentatrice : merci, Amy. Ah, un jeune homme, vous m'entendez ?
- Oui. Bonsoir le peuuuuple, John est dans la place ! , je voulais savoir où est-ce que tu trouves des idées pareilles ? Parce que tu dois pouvoir en emballer des meufs avec des chansons de ce genre ! Faut que tu m'aides mec !

a éclaté du même rire que le public.

: en fait, je penses que c'est inné. Ca vient tout seul. Et dans le cas de cette chanson, c'est du vécu.
John : c'est mort pour moi, c'est ça ?
: peut-être qu'en travaillant tu y arriverais.
John : ouais, ça va pas être du gâteau mais t'inquiète, un jour on fera un duo.

Il a rit une seconde fois. Il passait une bonne soirée. Ca faisait longtemps.

Présentatrice : *riant* merci John. Le standard nous envoie la dernière personne. Une jeune fille. Vous êtes là ?

Il y a eu un silence.

Présentatrice : aurions-nous à faire à une timide ? Mademoiselle ?

Le cœur de s'était mis à battre la chamade. Cette dernière personne, il en avait peur. Il ne savait absolument pas pourquoi, c'était comme ça.

- Oui je suis là.

a doucement fermé les yeux. C'était elle. Il reconnaîtrait sa voix entre mille.

: , c'est moi. J'ai - -
Présentatrice : c'est vous, qui ?
: .

Le brouhaha qu'avait provoqué le "c'est moi" avait immédiatement stoppé. Personne ne voudrait perdre une miette de ce qui allait se passer.

Présentatrice : bien, avez-vous une question ?

se demanda si elle était conne ou si elle le faisait exprès. Il comprit qu'elle s'était fait enguirlandée dans l'oreillette quand il vit sa mine déconfite.

: oui, j'ai une question, en fait, j'en ai plusieurs. Je zappais, comme d'hab et je suis tombée sur cette émission. Je t'ai vu et je me demandais ce que tu faisais là. Et tu t'es mis à chanter. Je ne voulais pas écouter mais... tu me manques aussi. Tellement. Cette idée était complètement à chier, mais elle venait de moi, c'est toi qui avait les bonnes idées. Je voulais d'abord savoir si tu m'en voulais d'être partie ?
: oui, bien que je t'en veux. Mais c'est pas impardonnable.
: très bien, c'était ma deuxième question. La troisième c'était, est-ce que tu vis toujours dans notre appartement ?
: je... écoute, je sais que tu m'as demandé de le vendre mais j'ai pas pu.
: est-ce que tu vis toujours dedans ?
: oui.
: très bien.
: quoi, c'est tout ?
: ...
: un an que je n'ai pas de nouvelle et - -
: . S'il te plait.

Il a soupiré.

Présentatrice : et bien, merci .
: de rien. Au revoir.

Et elle a raccroché. La présentatrice remercia , un autre artiste allait prendre sa place et la publicité fut lancée. ne se sentait pas bien. Il ne s'attarda pas dans les couloirs comme il l'aurait fait en temps normal. Son chauffeur le raccompagna immédiatement à son appartement. Il se repassait chaque détail de la conversation en boucle. Il lui manquait alors ? Il est monté dans l'ascenseur et quand les portes se sont ouvertes, son cœur s'est arrêté de battre l'espace de trente secondes. Elle était là. Assise sur le palier, un sourire aux lèvres. Elle s'est levée et après s'être doucement approchée, elle a passé ses bras autour de son cou.

: une chance qu'ils aient retenus mon appel, pas vrai ?

Il a placer ses mains aux creux de ses reins pour pouvoir l'attirer un peu plus à lui.

: ouais, une sacrée chance.

Elle a sourit et il l'a tendrement embrassé. Ils s'étaient retrouvés. Mr Paterson avait tout filmé. Une fois de plus, mais cette fois-ci, il glissa la cassette dans leur boite aux lettres. Il laissa même une carte où il avait rapidement écrit "à regarder dans les moments de doutes. Et seulement dans ceux-ci". Autant vous dire que et n'ont jamais regardé cette cassette...