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  Break Her Heart Appart
Chapitre 1

- T'es-tu au moins demandé ce que j'allais bien pouvoir faire sans toi ?
- Ecoute, ne fais pas ça. Tu sais très bien que ça ne marchera jamais.
- Mais pourquoi ?
- Parce que...
- Tu sais très bien qu'il n'y ait rien que je ne ferais pas pour toi.
- Parfait.
- Quoi, parfait ?
- Quitte-moi.
- Quoi, mais n- -
- Quitte-moi.


: quitte là, elle ne reviendra jamais sinon !

tourna lentement sa tête vers sa petite amie.

: pardon ?
: sht !

a éteint la télé, il détestait qu'elle préfère regarder la télé plutôt que de lui parler à lui. Et cela arrivait un peu trop souvent ces-temps ci.

: mais pourquoi t'as fais ça ? Hein ?
: il ne va pas la quitter, et elle va tout lui pardonner. Il passe tous les ans ce film.
: mais je ne l'avais jamais vu.
: pourquoi tu disais qu'il fallait qu'il la quitte ?
: c'est bien connu, il faut briser le cœur d'une fille pour qu'elle n'ait d'yeux que pour toi.
: tu dis n'importe quoi.

Elle haussa les épaules.

: je ne pense pas t'avoir fait souffrir.
: c'est juste.
: alors tu ne m'aimes pas ?
: si je t'aime.
: donc il ne faut pas forcément briser le cœur d'une fille, pour qu'elle vous aime.
: j'en ai marre de parler de ça, .
: écoute, on ne parle jamais !
: bien sur que si on parle, on parle tellement qu'on a été viré de l'amphi d'hier après-midi. Un amphi, imagine à quel point on devait saouler la prof !
: on parlait de cul. Bien sur qu'on la dérangeait.

s'est levée.

: il est tard, il faut que je rentre.
: oh nan, reste.
: je ne vais pas abuser de l'hospitalité de tes parents.
: mais ils sont d'accord.
: , tu ne vas pas recommencer, si ?
: *soupire* je te ramène ?
: non, je vais prendre le bus.
: il est 23 h 30.
: si tu n'avais pas coupé le film, j'aurai attendu la fin, y'aurait plus eu de bus et je serais restée. Je me serais peut-être même endormie avant la fin du film.

Il s'est levé à son tour, puis il l'a embrassé.

: à demain ?
: je sais pas.

Elle a quitté la maison prenant un cookie sur son passage. Plus elle lui bousillait le moral, plus était fou d'elle, mais plus il était fou d'elle et plus elle s'ennuyait. Les gens l'enviaient parce qu'elle ne s'engueulait jamais avec : il disait amen à tous ses caprices. Mais elle, ce qu'elle voulait, c'était une véritable histoire d'amour, quelque chose qu'elle puisse vivre passionnément avec lui. C'était une grande rêveuse et elle rêvait d'histoire d'amour qu'elle voyait à la télévision ou qu'elle lisait dans les livres. Seulement n'était pas un de ses personnages favoris. Il était juste lui : un garçon de 21 sans grande histoire, qu'elle avait rencontré par le biais de sa meilleure amie, Laurie. Le petit ami de cette-dernière n'était autre que le meilleur pote de , ils avaient un groupe de musique ensemble. Ils rêvaient de gloire, mais tout comme rêvait de mélo-drame qui finissait bien, ils étaient encore loin du compte. Du moins c'est ce qu'ils pensaient. Parce que tous les deux seraient servi... et plus qu'ils n'auraient jamais pu l'imaginer.
Chapitre 2

ouvrait son courier. Il était intrigué par une lettre que le facteur lui avait remise en main propre. Que pouvait-elle contenir de si important ? Et comment un papier pouvait-il être si important, d'abord ? Il se mit à sourire en se disant que de toute façon, on se fichait pas mal du papier, c'était sans doute ce qu'il contenait qui était le plus important. Il allait déplier la lettre mais son portable sonna. C'était . Il posa la lettre comme si elle n'avait plus aucun intérêt pour lui et décrocha rapidement.

: allô ?
: c'est moi. Alors ! Pourquoi tu m'as rien dis ?!
: dis quoi ?
: fais pas l'idiot .
: de quoi est-ce que tu parles ?
: viens plutôt m'ouvrir. Je suis devant la porte.
: c'est ouvert, je suis dans la cuisine.

Il entendit la porte s'ouvrir, un sac se déposer dans l'entrée et des pas pressés arriver jusqu'à lui. Il vit , un sourire radieux plaqué sur son visage lui sauter au coup et l'embrasser fougueusement. Il se détacha doucement d'elle.

: mais... qu'est-ce qu'il y a ?
: c'est bon, je suis au courant, me l'a dit. Parce qu'elle et ne se cachent rien.
: au risque de paraître idiot, de quoi est-ce que tu parles ?
: tu le fais exprès ?
: , de quoi est-ce que tu parles ?
: mais du contrat !
: quel contrat ?
: quoi, t'as pas ouvert ton courier.
: j'étais entrain de le faire...

Il a posé ses yeux sur la lettre dépliée, posée au milieu de la table de la cuisine, à suivi son regard et s'en est emparée. Une bonne nouvelle, c'était déjà génial, mais c'était encore mieux si c'était elle qui le lui disait.

: je peux te la lire ?
: comme tu veux.
: t'es mal luné ou quoi ?
: non.
: bah on dirait, t'es pas très agréable.
: c'est juste que - -

Il avait faillit ajouter qu'il n'avait tellement plus l'habitude qu'elle ait autant d'affection pour lui qu'il en était choqué mais il préféré ne rien dire, de peur de ne la vexée. Elle a haussé les épaules avant de commencer la lecture de cette fameuse lettre.

: Monsieur, pour commencer, nous tenions à nous excuser de la lenteur de notre administration et de ne répondre que quelques mois après votre visite à notre studio. Bref, le début est bien trop long, je saute les 3 lignes d'excuses qui suivent et nous vous informons que pour signer le contrat avec notre maison de disque, nous tenons à ce que vous et votre groupe se présentent au complet le - -

Elle s'est arrêtée et l'a regardé dans les yeux. Elle pue y lire de la satisfaction, de la fierté mais surtout une incroyable envie de l'embrasser, ce qu'il fit sans tarder.

: c'est génial non ?
: c'est quand ?
: demain. Je suis tellement fière de toi.
: on est quatre dans le groupe.
: mais t'es le seul que j'aime.

Il l'a serré dans ses bras. Ca faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas été comme ça avec lui qu'il se fichait pas mal d'avoir obtenu un contrat avec une super maison de disque. Il n'avait qu'une seule envie : profiter d'elle un maximum tant qu'elle était de bonne humeur et heureuse d'être sa petite amie, il ne savait jamais combien de temps ces moment-là pouvaient durer. Il finit par lui proposer d'aller au restaurant pour fêter la nouvelle et elle accepta sans aucune protestation.
Chapitre 3

Le temps à rapidement passer depuis leur dernier restaurant en amoureux. De toute façon, aujourd'hui, ils leur seraient impossible de passer ce genre de soirée sans être interrompu. Le groupe de avait fait un carton et leur premier single était depuis une semaine, numéro un des ventes. Les garçons n'avaient jamais espéré autant. voyait moins , mais il était le plus heureux des hommes. et rejoignaient les autres pour une soirée en boite à laquelle ils étaient invités. Les filles n'avaient pas pu venir pour cause de partiels le lendemain.

: alors, t'as réglé tes soucis de couple ?
: on se voit pas tellement, elle continu d'aller en cours.
: elle y arrive ?
: elle finira par arrêter, elle a déjà eu quelques problèmes avec certaines filles.
: alors rien n'a été résolu.
: ça ne va pas tarder.
: comment ça ?
: y'a quelques mois déjà, elle m'a dit que pour elle, le seule moyen qu'une fille tombe éperdument amoureuse d'une garçon, c'est qu'il devait la faire souffrir.
: mais comme elle t'aime déjà, t'aura pas besoin de ses conneries qu'elle dit lorsqu'elle perd la boule.

n'a rien répondu.

: promet-moi que tu ne vas pas faire une connerie !
: écoute, si c'est le seul moyen pour que je sois sure qu'on ne se sépare jamais...
: c'est pas une bonne idée. Elle a du lire un bouquin qui lui a trop monté à la tête. Tu sais aussi bien que moi que tu risques de tout foutre en l'air.
: ou de tout arranger.
: écoute, je ne veux rien avoir à faire avec cette histoire.
: c'est comme tu veux.

Le lendemain, et s'étaient rendu à la fac et leur premier partiel passé, elles étaient entrain de papoter sur un des nombreux banc que l'université leur proposait en attendant leur prochain cours, qui ne commenceraient que dans deux longues heures.

: c'est juste qu'on est plus discret.
: on était dans le même restaurant, en même temps !
: oui, mais parce qu'un abruti de serveur est tombé avec un plat, j'ai été mise à l'autre bout de la table.
: ouais.
: et de toute façon, ne me dit pas que t'es pas fière de faire la première page.
: pas avec cette sale gueule !
: arrête, t'es trop chou ! Les crevettes avaient l'air d'être délicieuse.
: et elles l'étaient XD
: dire que des centaines de filles bavent sur eux maintenant.
: mouais.
: quoi, t'es pas jalouse ?
: de quoi ? Je sais qu'il ne regarde personne d'autre.
: t'es pas un peu prétentieuse ?
: , tout ce que je fais est merveilleux. T'as jamais remarqué ?
: t'exagère.
: pas du tout. Ca rend notre relation complètement... plate.

Une fille qui passait devant elles avec ses amies s'est arrêtée.

Fille : excuse-moi. De quelle relation tu parles ?
: excuse-moi, de quoi tu te mêles ?
Fille : t'es bien celle qu'on a vue avec en première page la semaine dernière, non ?
: pourquoi ?
Fille : parce que je t'ai entendu parlé d'une relation plate... ça va sans doute changer.

Elle lui a tendu un journal.

Fille : je suis désolée. Vraiment.

Elle a continué sa route avec ses amies sans pour autant parler, comme si elle partageait une douleur et une peine que ne ressentait pas. Du moins, qu'elle ne ressentait pas encore.

: qu'est-ce qu'elle me raconte elle ?

a déplié le tabloïd et elle pue lire sur la Une, dans un petit espace tout au bas de la page "Chaude soirée pour notre national". cligna des yeux plusieurs fois, histoire d'être sûre qu'elle avait bien lu.

: qu'est-ce que c'est que ce délire ?

ne parlait pas, elle ne voulait pas énerver plus qu'elle ne l'était déjà. Cette-dernière se rendit page 5 où elle put voir 3 photos montrant dans les bras d'une fille qu'elle n'avait jamais vu avant. Il avait l'air de passer un incroyablement bon moment : sur la première photo, ils riaient aux éclats, sur la deuxième ils dansaient d'une façon langoureuse et assez osée, quant à la troisième, avait clairement sa langue dans la bouche de sa compagne. Les yeux de s'embrumèrent et elle lâcha le journal.

: je - -
: écoute j'ai... j'ai pas envie d'en parler.

Elle s'est levée.

: où tu vas ?
: je rentre chez moi.
: mais... et le partiel ?
: qu'est-ce que j'en ai à foutre de ce partiel de merde ?

Elle a cligné des yeux et une larme à roulé le long de sa joue. Elle a tourné les talons avant de courir vers la sortie la plus proche, bousculant sur son passage la fille qui avait eu l'amabilité de la mettre au courant que l'avait trompé sans ménagement. s'empressa de téléphoner à . Il décrocha rapidement.

: écoute mon cœur, je suis désolée mais je peux pas tellement te parler...
: va mal.
: quoi ? Pourquoi ?
: elle sait ce qu'à fait , hier soir.
: qu- - mais quel abruti ! Fais chier ! Je te rappel ! Je t'aime.
: moi aussi.







Chapitre 4

était allongée dans son lit et n'avait cessé de pleurer depuis qu'elle avait appris la nouvelle. Comment avait-il pu lui faire un truc pareil ? Comment avait-il pu tout simplement y penser ? C'était , celui qui ne lui ferait jamais de mal, du moins, c'est ce qu'elle pensait. La mère de l'avait rejoint à l'heure du dîner.

Maman : tu ne viens pas manger ?
: non.
Maman : écoute, je sais que c'est un coup dur mais - -
: qu'est-ce que tu sais ?
Maman : pour , mon cœur.
: mais comment tu sais ça ?
Maman : et bien...
: fais chier cette presse de merde !

Elle a enfoncé sa tête dans son oreiller avant de hurler tout ce qu'elle pouvait pour enfin se mettre à pleurer.

Maman : il faut que tu manges quelque chose.
: *pleurant* laisse moi tranquille.
Maman : écoute, ce n'est pas en t'enferment dans ta tristesse que tu t'en remettra plus rapidement.
: mais j'ai envie de m'emmurer, alors laisse moi ?
Maman : tu sais, j'ai déj - -

La sonnette de la maison a retentit.

: c'est sans doute , ne la laisse pas entrer.
Maman : mais - -
: s'il te plait.
Maman : très bien.

La mère de quitta la chambre de cette-dernière sans rien ajouter, se dirigeant le cœur lourd vers la porte d'entrée. Elle était sûre que ce n'était pas ... Quant à , elle continuait de pleurer la tête enfouie dans son oreiller, si bien qu'elle n'entendit pas les pas qui montaient l'escalier. Cette démarche elle l'aurait reconnu entre mille, tout simplement parce que c'était celle de . La mère de l'avait laissé entré à contre-cœur mais après tout, elle lui avait dit de ne pas laissé monter . Quand vit dans un tel état il se demanda s'il avait bien fait de faire une chose pareil... Son cœur se serra tellement qu'il se donna envie de vomir, comment avait-il pu ? Il s'est doucement assis sur son lit et à posé une main sur son dos. Quand elle réalisa ce qui lui arrivait, elle se releva immédiatement.

: qu'est-ce que tu fais là, sale traître.
: je suis venu m'excuser.
: pardon ?
: écoute, je ne voulais pas te faire de peine mais - -
: ferme-là. T'as jamais su faire des excuses, . Tu veux aller voir ailleurs, bah je te rend ta liberté.
: qu... quoi ?
: t'as très bien compris. Dégage. Toi et ta gueule de connard, je ne veux plus jamais vous revoir. Jamais t'entends ? Et emporte ta saloperie de célébrité avec toi.
: tu peux pas faire ça.
: ah non ? Pourquoi pas ?
: parce que ça fait 4 ans qu'on est ensemble.
: et tu viens de tout bousiller. Ecoute, j'ai juste envie de pleurer alors laisse-moi tranquille.
: nan.
: *se remettant à pleurer* dégage .
: mais j'en ai rien à foutre de cette fille, je la connais même pas !
: alors qu'est-ce que ta putain de langue foutait dans sa bouche ? Hein ? Tu peux me l'expliquer ça ?!
: oh arrête, c'est toi qui a dit qu'il fallait qu'une fille est le cœur brisé pour qu'elle aime éperdument un mec !

Elle a eu un petit rire nerveux.

: t'es pas sérieux là ?!
: bien sur que si !
: ma parole, t'es vraiment un abruti !
: pardon ?
: comment est-ce que t'as pu faire un truc aussi débile ?
: tu me prends pour qui ? Tu crois que j'avais pas vu que tu te faisais clairement chier dans notre relation !?
: il se passait jamais rien, .
: il se passera plus jamais rien.
: quoi ?
: c'est ce que tu m'as dis, non ?
: mais je - -
: je pensais bien faire pour une fois, crois-moi, je me suis dit qu'avec un esprit tordu comme le tien, ça ne pouvait que marcher, je pensais que tu m'aimerais comme jamais tu ne l'avais fais mais j'ai été "débile" de penser un truc pareil, pas vrai ? A par tomber amoureuse de personnage de fiction, tu sais rien faire d'autre.
: répète ?!
: t'as très bien entendu. J'en avais marre d'être comparé à des mecs qui n'existe même pas, mais je fermais ma gueule parce que je suis dingue de toi. T'avais envie d'action, bah va en chercher ailleurs. Parce que c'est sur qu'avec moi, t'auras plus le droit à rien du tout.

Il s'est levé et à ouvert les placards. le regarda, horrifiée. Elle lui demanda ce qu'il faisait avec une si petite voix qu'il n'avait fait que devinez les mots.

: j'en profite d'être là pour récupérer mes fringues.
: *pleurant* mais nan, arrête ! T'es pas sérieux ?!
: si. Va épouser un acteur, lui, il pourra te combler.

a rapidement rassembler toutes ses affaires et est parti en disant "je te ferais envoyer les tiennes". Elle s'attendait à tout sauf à ça. Mais c'est lorsque que rentra, seul, chez lui qu'il comprit qu'il avait été trop loin. Jamais il ne pourrait vivre sans elle, et pourtant il devrait faire avec. Quelques temps du moins... Elle voulait souffrir et ramer pour l'avoir ? Il n'avait pas le choix, s'il devait passer par-là pour qu'elle l'aime plus que jamais, alors il la ferait souffrir, même au risque de définitivement la perdre.
Chapitre 5

Le temps passait, mais les blessures ne se refermaient pas. D'ailleurs, doutait qu'elles se referment un jour. Plus le succès des garçons grandissait, plus faisait de virées nocturnes changeant à chaque fois de petits amies. avait cessé de lire la presse et de regarder la télévision. Mais tout lui rappelait . Chaque recoin de sa chambre, de sa maison même. Certaines de ses affaires traînait encore sur le bureau mais elle ne voulait pas les ranger, elle ne voulait pas admettre que c'était fini, et pourtant...

Maman : ? Je peux entrer ?
: oui, bien sur.

Elle a rapidement attaché ses cheveux avant de s'asseoir en tailleur sur son lit.

Maman : comment tu te sens ?
: ça va, maman.
Maman : écoute, j'ai quelque chose pour toi.
: oui ?

Sa mère lui a tendu une enveloppe qu'elle a prise. Elle a commencé à la décacheter.

Maman : tu n'es pas obligé, d'accord ?
: c'est quoi ?
Maman : lis.

Il y avait un billet d'avion. Pour l'Australie. n'avait pu s'empêché de sourire. Mais ce-dernier s'était rapidement effacé.

: mais... Comment vous avez pu payer ça ?!
Maman : ne t'occupe pas de ça, mon cœur. On a eu une longue conversation avec ton père. On sait que tu rêvais d'aller là-bas, un an. On a pensé que maintenant que tu n'étais plus avec , ce serait plus simple de partir. Il faut que tu changes d'air.
: vous êtes sérieux ?
Maman : bien sur. Je me suis renseignée et je t'ai trouvé un job de femme de chambre dans un grand hôtel, là, tu y seras logée et nourrie. Tu ne travailleras que le matin et tu auras tous tes après-midi de libre. Si tu veux t'inscrire dans une université ou quelques chose comme ça, il faut le dire. Si tu veux toujours partir, bien sur.

a sourit avant de sauter au cou de sa mère. Pour la première fois depuis longtemps, elle était heureuse. Vraiment heureuse.

: bien sur que je pars. Et je m'inscris dans une fac et quand est-ce que je peux partir ?
Maman : le billet d'avion est pour la semaine prochaine. Mais si c'est trop tôt tu peux - -
: c'est parfait.
Maman : alors je confirme pour l'université ?
: j'étais déjà inscrite ?
Maman : je connais par cœur ma fille.
: tu peux confirmer, oui. Tout ce dont tu m'a parlé. Ca me plait ! Mais ce n'est pas un peu tard ?
Maman : tu sais, dès que j'ai vu que ça ne s'arrangeait pas, j'ai immédiatement réagit. Ca va faire un mois et demi, maintenant. Je me suis occupée de toute la paperasse et - -
: et si j'avais refusé ?
Maman : j'aurais tout annulé. C'est mieux pour toi, pour prendre du recul. Alors même si voir sa fille partir loin, c'est dur... Il faut savoir faire les bon choix.

a serrer sa mère dans ses bras.

: il faut que je fasse mes valises !
Maman : oui. Ton père t'en a acheté une nouvelle.
: une nouvelle valise pour une nouvelle vie.

Et elles ont rit.

[¤¤¤]

avait tenu a accompagné à l'aéroport.

: il va me le payer.
: j'ai toujours eu envie de partir.
: mais tu ne serais jamais parti s'il n'étais pas si con.
: écoute, ça va aller.
: je t'appellerai avec le téléphone de , d'accord ?
: pourquoi ?
: il s'en fou de la facture, lui.

Elle a sourit.

: fais comme tu veux. Et j'ai mon ordinateur portable.
: oui, on pourra se voir avec la webcam.
: ce n'est qu'une toute petite année. J'en ai besoin. Crois moi.
: je sais. Bon aller, j'ai pas envie de pleurer tout de suite alors...
: oui.

Elle l'a serré dans ses bras.

: promet moi que tu vas revenir.
: c'est promis. Peut-être que je trouverai mon prince charmant là-bas.

Elle eu un sourire triste.

: bien que tu le trouveras. T'es belle et tu commences une nouvelle vie, loin de cet abruti de .
: ouais.

Elles se sont serrées une dernière fois et est partie, sans se retourner. s'est directement rendue chez . y serait, elle en avait l'intime conviction. Elle avait tenu le secret une semaine. Mais elle voulait être devant lui quand elle lui annoncerait que avait déménagé. Ca, il allait le payer. Cher.

: je t'attendais pas si tôt.
: en vérité, les grandes eaux risquaient de pointer leur nez. Elle a embarqué un peu plus tôt.

arriva dans l'entrée, un bout de pain à la bouche.

: qui ça ?
: .
: hein ? Embarqué de quoi ? Quelles grandes eaux ?
: elle a pris un aller simple pour l'Australie.

sembla prendre un coup de poing en plein dans l'estomac. Lorsqu'il se reprit, lui avait déjà mis 3 gifles, hurlant après lui comme une poissonnière. Elle pleurait, de rage sans doute, mais il pouvait aussi lire sur son visage de la haine et de la déception. Il sortit rapidement de l'appartement. Il devrait arrivé avant le décollage, il devait la retenir, coûte que coûte.

Chapitre 6

Lorsque arriva à l'aéroport, il n'étais pas trop tard, l'avion avait du retard et elle était forcément bloqué dans la salle d'attente précédant l'embarquement. L'ennui, c'est qu'avec tans de précipitation, il avait presque oublié qu'il était célèbre et dès lors qu'une fille hurla son nom, il comprit qu'il ne pourrait jamais retenir . Il se demanda même s'il s'en sortirai vivant sans garde du corps.
embarqua quelques minutes plus tard, elle ne savait pas si elle avait le cœur lourd ou si, enfin, elle se sentait mieux. Pour le moment, elle voulait seulement faire le vide, après tout, une nouvelle vie s'offrait à elle, elle ne comptait pas mal la commencer. Lorsque l'avion décolla, elle ne fut pas triste et elle compris alors qu'elle était prête a tourner la page. Même si ça allait dur, elle pourrait le faire.

Neuf mois plus tard
était débout depuis 4h30, son service ne commençait jamais tôt mais quelqu'un d'exigeant arrivait dans l'hôtel et la grande suite devait être nettoyé de fond en comble et devait être "impeccable", il arrivait à midi mais ne voulait pas sentir les produits ménager alors tout devrait être fait plus tôt. avait été mise sur le coup, avec . Une jeune fille qui partageait sa suite et qui était dans le même cas qu'elle : travail à l'hôtel le matin, université l'après midi et sortie le soir. Elles menaient cette vie de fou mais ne tombaient jamais de fatigue, car elles aimaient ça.

: 4h30, quand même.

haussa les épaules.

: sans doute qu'ils arriveront tôt.
: ils sont plusieurs ?
: il y a plusieurs chambres ici.
: si ça se trouve c'est des grosses riches qui font juste une soirée pyjama !
: ouais, sans doute xD
: en tout cas, ceux qui était là avant ne se sont pas gêner pour foutre le bordel u_u
: oh, comme si c'était la première fois.
: en effet.
: et ils ont laissé un sacré pourboire !
: ça égalisait limite ma paye T_T

Elles ont éclaté de rire.

: au fait, ça avance avec ?
: qu'est-ce que t'entends par avancer ?
: oh, tu sais très bien de quoi je veux parler ! Ca fait 9 mois que vous vous tourner autour !
: je suis arrivé il y a 9 mois !
: très bien, 8 mois et 3 semaines !
: très drôle.
: tu sais, il n'attend que ton feu vert.
: tu crois ?
: je le sais, il me l'a dis. Il espérait sans doute que je fasse une gaffe.
: et t'as pas perdu une occasion de te taire ?
: jamais. Tu le sais.

Puis le portable de a sonné. Elle a regardé l'écran et à rejeter l'appel.

: qui t'appel toujours à cette heure-ci ?
: chaque jour je te dis que ça n'a pas d'importance.
: en tout cas, qui que se soit, il a une horloge dans le cul. Qui ne sait pas qu'il est 5h00 ici ?
: un abruti qui n'a le temps d'appeler qu'à cette heure-ci.
: wow. Rancunière ?
: ancienne cœur brisée.
: oh, je vois où est le problème avec , maintenant.
: n'est pas .
: pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?
: parce que tu ne m'as jamais posé la question.
: écoute, on fini cette chambre, et tu me racontes tout, d'accord ?
: comme tu veux.
: et ce soir, tu te lances avec .
: j'ai une confession à te faire.
: oh nan, tu m'as pas caché ça ?!
: j'étais pas sur ! Alors, si, je te l'ai caché !

se retint de crier de joie.

: c'est génial ! Depuis quand ?
: la semaine dernière.
: oh, vous êtes tellement mignon, c'est... si vous étiez des stars, vous seriez mon couple préféré.
: mais on est des star xD
: oui, bien sur.

Elles ont rit. A 6h00 la chambre fut prête. Et elle allèrent tranquillement dormir avant de prendre leur service de 8h30.

[¤¤¤]

et discutaient tranquillement dans le taxi qui les menaient à l'hôtel dans lequel ils avaient réservé une suite.

: tu penses qu'elle m'en voudra ?
: pourquoi ?
: bah tu sais, je l'ai pas prévenu !
: et alors ? Elle sera forcément contente, c'est un genre de surprise.
: j'espère.
: ça fait 9 mois que vous ne vous êtes pas vu.
: mais on se parle régulièrement.
: le téléphone, c'est pas pareil. En revanche, elle risque de t'en vouloir pour lui.

Il a regarder en direction de , ce-dernier avait pris un cachet, avant de prendre l'avion, qui le faisait somnoler, il ne voulait surtout pas pensé à ce qui allait se passer lorsqu'il la verrait.

: oui, je... tu sais, je penses qu'avec tous ces mois écoulés, la colère est retombée. Elle l'aime, tu sais ?
: si tu le dis.
: j'en suis sur, elle va le voir, elle va me détester sur le moment, mais après, elle me remerciera.
: oui, y'a pas de raison.
: on arrive quand ?

regarda sa montre.

: il est 12h00, on devrait arriver dans quelques minutes.
: tu penses qu'elle est à l'hôtel ?
: c'est avec toi qu'elle parle, mon cœur.
: oui. J'espère que c'est pas elle qui à préparer notre chambre.
: c'est son travail.
: ça me gênerait.
: mais c'est comme ça.

Puis le taxi s'est garé et ils sont tous les trois descendus. ne marchait pas très droit alors lui est venu en aide. Puis ils se sont engouffrés dans le hall, laissant au bagagiste le soin de monter leurs valises directement dans leur suite.

[¤¤¤]

Sur le campus, l'ambiance n'était pas du tout la même, nos trois compères riaient aux éclats.

: aller, arrêtes ça !
: oh non, encore une ! En plus, on a jamais cours le vendredi ! On va aller les faire développer.
: très bien. Une dernière.
: un bisou !

a sourit et a plaqué sa bouche contre celle de sa petite amie. prit la photo et ils s'embrassèrent un peu plus passionnément.

: on y va ?

se leva.

: ça marche. ?
: très bien.
: t'as pas cours ?
: non.
: menteur.
: juste un, mais c'est rien.
: c'est la dernière fois, d'accord ?
: c'était la première.

Ils ont ris. Puis se sont dirigés vers le parking. prit le volant et un quart d'heure plus tard, il se garait dans le centre ville près d'un magasin spécialisé dans la photographie. laissa son appareil photo : elles seraient prête dans 1h00, en attendant, ils iraient à l'hôtel. passait la nuit chez , le lendemain c'était son jour de repos, elle comptait bien en profiter. venait de remonter avec le numéro de chambre de . Quelqu'un la contacterai dès qu'elle arriverait. Elle savait que ce ne serait pas de si tôt alors elle entreprit de prendre une douche. Les garçon étaient sortis et lorsqu'ils reviendraient, ils occuperaient sûrement la salle de bain. et saluèrent le stagiaire qui se trouvait à l'accueil et ils montèrent tous les trois dans l'ascenseur. tenait la main de et elle souriait. Enfin, elle avait pu tourner la page. Une fois dans leur chambre, elle prit rapidement un sac dans lequel elle fourra des tas d'affaires.

: on y va ?
: allez y. Je vais dormir un peu. On se retrouve au Tropical Moon ce soir ?
: 22h00
: ça marche.
: essaie de finir ta dissertation.
: tu l'as fini ?
: je l'ai rendu.
: T_T je vais finir ma dissert' et dormir.

Ils ont rit.

à tout à l'heure. Elle a glissé sa main dans celle de qui a absolument tenu à porter son sac et ils sont tous les deux partis en direction de l'ascenseur. Et au moment même ou les portes se fermaient sur eux, se posta devant la porte, le cœur compressé par le stress, le stagiaire l'avait prévenu que était arrivée. Elle toqua une fois. La porte s'ouvrit immédiatement.

: et qu'est-ce que vous avez oub... euh, je peux vous renseigner ?
: en fait, je pensais tombé sur une amie. Ils ont du se trompé à la réception.
: ça dépend de qui vous êtes à la recherche.
: . Elle s'appelle .
: une fofolle avec une bouille adorable ?

se mit a sourire.

: je ne l'aurais pas mieux dis moi-même.
: elle vient de partir.
: un vrai coup de vent.
: l'amour n'attend pas.
: l'am - -
: vous avez une voiture ?
: euh, non mais... je peux appeler un taxi. Pourquoi ?
: je dois récupérer des photos et ensuite, je vous conduis à elle ?
: parfait mais... tutoies moi, c'est - -
: désolé, question d'habitude.

a murmurer que la dissert' attendrait et elle a prit une veste avant de sortir avec . Un taxi les attendait déjà devant l'hôtel. indiqua l'adresse de la boutique au chauffeur et ce tourna toute souriante vers .

: alors, vous êtes qui, pour . Enfin, tu.
: *sourit* euh, sa meilleure amie.
: ah oui, . Je ne t'aurais pas reconnu !
: reconnu ?
: oui, il y a une photo sur la table de chevet de et - - peu importe.
: tu es une collègue ?
: collègue ? Non, enfin oui, mais plus que ça, je suis aussi sa colocataire, on va dans la même fac. Je suis sa meilleure amie d'ici, on va dire.
: oh, je vois.

ne su pas très bien caché la jalousie qui avait, malgré elle, ponctué sa phrase.

: garer vous là, ça ira. Merci.

paya et se fit la réflexion qu'elle avait une sacré liasse de billet mais n'imprima pas plus. Elles entrèrent dans la boutique sans un mot l'une pour l'autre.

: c'est re-moi !
Vendeur : ça fait à peine une demi heure.
: oui, mais je sais que c'est déjà prêt.
Vendeur : ah oui ?
: oh allez, c'est toujours prêt quand c'est qui vient !
Vendeur : parce que je connais .
: mais c'est lui qui m'envoi, y'a des photos avec sa petite amie jte ferais remarquer !
Vendeur : c'est bon, je les ai.

Il est parti dans l'arrière boutique avant de les lui donné.

Vendeur : il avait déjà payé.
: c'est vrai ?
Vendeur : oui. Et tiens, ton appareil, la prochaine fois, laisse seulement la carte.
: XD ça marche. On y va ?
: oui.

Elles sont sorties.

: on va y aller à pied, c'est pas très loin.
: d'accord.

s'est arrêté un instant.

: je regarde, deux minutes.
: je peux ?
: oui, bien sur.

Et elle a vu. Elle a vu sa meilleure amie avec une mine radieuse dans les bras d'un garçon qui n'était pas .

: ne le prend pas mal si elle ne t'en a pas parlé, c'est tellement frais. Ils étaient fais pour se rencontrer.
: tu crois ?
: oui, tu les verrais ils sont tellement adorable. Il est toujours aux petits soins avec elle, c'est vraiment marrant.

Il y a eu un petit silence.

: t'es pas contente ?
: si.
: ça se voit pas. Vous aviez un pacte genre "pas de mec" ou ?
: non, pas du tout c'est... *murmure* .
: ? Mais c'est qui celui là ? En une journée, ça fait de fois que je l'entends !
: *une lueur d'espoir dans la voix* elle a parlé de lui ?
: oui, elle m'a dit que c'était un abruti qui lui avait brisé le cœur.
: oh.
: alors, qui est ce ?
: et bien c'est, comme tu t'en doute, son ex-petit ami. Ils étaient fou l'un de l'autre, vraiment. Quatre qu'ils étaient ensemble, mais quand ils sont devenus célèbres il y a eu - -
: célèbre ?
: oui. C'est national mais c'est de la folie. Enfin bref. Ca c'est fini et elle est venu.
: où est le "brisage" de cœur ?
: elle l'a vu en couverture avec une autre fille.
: oh le con !
: mais c'était pour elle qu'il - -
: ah non, je t'arrête, c'était pour lui qu'il a fait un truc pareil ! Si on aime quelqu'un, on ne s'affiche pas avec d'autres filles !
: sauf quand on a comme petite amie. Tu sais, tu la connais mal, elle n'est pas la fille pétillante des photos. Elle a l'esprit ailleurs, toujours. C'est une rêveuse. Elle rêve trop et - -
: je ne connais pas cette . Ici, elle est épanouie, heureuse et pétillante. C'est quelqu'un de passionné et adorable. Jamais je ne l'ai vu rêvé à une autre vie qu'à celle qu'elle menait en ce moment. Je vis avec elle, tout le temps. Crois moi, elle n'a rien d'une déprimé, d'une rêveuse insatisfaite ou ce que tu me dis sur elle !
: est l'homme de sa vie. Il faut qu'elle se remette avec lui c'est - -
: t'es de quel côté, toi ?
: et bien je... de celui de , bien sur.
: alors non, n'est pas l'homme de sa vie. Crois moi.
: je suis sur que si elle le voyait, tout changerai.
: mais elle ne rentrera pas.
: il est ici, avec moi.
: pardon ? T'as amené un mec qui lui à fait de la peine, ici ? Mais t'es pas bien ! Ecoute, tu vas rentrer dans à l'hôtel et partir, je ne lui dirais pas que vous êtes venu et tout iras bien. De toute façon, elle dors chez ce soir, vous aurez le temps de partir !
: mais je n'ai pas envie de partir !
: il va bien falloir. Tout va bien pour elle, tu lui dois bien ça !
: écoute, tu ne sait rien de sa vie, de notre vie avant toi. Alors s'il te plait, ne te mêle pas de ça !
: c'est mon amie et je n'ai pas envie qu'elle souffre.
: conduis moi à elle.
: hors de question.
: c'est à elle de décider. Pas à toi, ni à moi d'ailleurs. Alors on lui laisseras le choix.
: parfait.

à avancer le plus vite qu'elle pouvait, elle aurait voulu perdre en route mais cette dernière arrivait parfaitement à suivre la cadence. Elles ne s'aimaient pas, et allait avoir un choix un faire. C'était sur. Mais ferait-elle le bon ? C'était une toute autre histoire.