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Appartement de et . Bucktown, Chicago, Illinois. Quand son réveil a sonné, s'est levée comme une flèche. Elle attendait depuis près d'une demi-heure le signal d'alerte pour se préparer : aujourd'hui était un grand jour. Elle s'est activé dans la cuisine et , son meilleur ami, l'a rapidement rejoint.
: qu'est-ce que tu fiche ?
: et bien...
: écoute. Il est 7 heure du matin.
: et... ?
: on est samedi.
: mais ça fait 4 ans.
: justement. Quelques heures de plus seront tout a fait supportable.
: ce seront les pires, . Les pires.
: écoute... On en a déjà parlé mais c'est pas une bonne idée, chérie.
: qu'est-ce que t'en sais ?
: je suis un homme.
: et alors ?
: je suis un expert. Et encore plus dans les relations. J'ai connu plus d'homme en 4 mois que toi en 6 ans.
: on avait dit qu'on ne se comparerait jamais à ce niveau ! xD
: j'ai pas envie de rire. C'est de ton bien-être qu'on parle. Et de celui de .
s'est immédiatement braquée. Elle détestait que se serve de sa fille pour la faire culpabiliser. et s'étaient rencontrés au lycée, elle était tombée amoureuse de lui et il avait fini par lui avouer qu'il était homosexuel. Elle avait préféré en rire qu'en pleurer et ils ne s'étaient plus séparer.
: penses y. C'est pas clair. Pourquoi est-ce qu'il n'aurait jamais voulu que tu lui rende visite ? Hein ?
: parce que c'était trop dur.
: et pourquoi, il se serait étrangement trompé de date ?
: parce qu'elle a changé au dernier moment.
: pourquoi tu lui trouve toujours des excuses ?
: parce que je l'aime.
: c'est parce que tu as envie de te rassurer ouais !
: tu m'accompagneras ou pas ?
: non. Hors de question que je vois le massacre.
: très bien.
: aller, va chercher .
: elle nous écoute cachée derrière la porte.
: c'est pas vrai !
Elle a couru et a sauté dans les bras de sa mère.
: alors, bien dormi mon cœur ?
: un peu bof.
: ah ?
: mais maman, je t'assure que quelque chose me dérange dans le placard.
et se sont regarder avec un sourire. avait 5 ans et la façon qu'elle avait de vouloir correctement s'exprimer la rendait encore plus adorable qu'elle ne l'étais déjà.
: mais a été voir plusieurs fois et y'avais rien.
: mais parce qu'il fait jour.
: non, il a été voir la nuit dernière.
: bah oui mais quand t'ouvres la porte du placard la lumière elle rentre !
: de toute façon, y'a pas de placard dans ta chambre d'hôpital.
: maman, j'ai pas envie d'y aller. Le manger est dégueulasse.
: quoi ?
: c'est qui a dit ça !
: anh la rapporteuse !
: même pas vrai ! En plus t'es qu'un gros-moteur !
: un quoi ?
: bah un gros-moteur, ceux qui dise toujours les gros mots !
et se mirent a rire, quant à , elle tenue à descendre des bras de sa mère, visiblement vexée. Puis, comme si elle se rappelait de quelque chose, sa mine s'est totalement déconfite.
: qu'est-ce qu'il y a mon cœur ?
: tu vas me laisser toute seule ?
: restera avec toi.
: pourquoi pas toi ?
: je dois aller chercher papa.
: alors lui aussi il va venir ?
: oui, bien sur.
: j'aime pas que les infirmières fassent des piqûres.
: tu sais chérie, si tu mangeais correctement, on aurait pas ce problème là.
En effet, depuis 2 ans maintenant, avait cessé de correctement s'alimenter, sans aucune explication. Les médecins ont d'abord dit qu'un enfant sans père était forcément déstabilisé mais quand leur a expliquer qu'elle vivait avec son meilleur ami, et que malgré son homosexualité, il avait toujours correctement représenté l'homme aux yeux de , ils n'ont alors pas su expliquer se changement de comportement. Mais tans qu'elle ne recommençait à correctement se nourrir, une fois par mois, elle devait se rendre à l'hôpital pour faire une cure de quelques jours. Alors oui, elle mangeait tout ce dont elle avait besoin, mais tout passait par intraveineuse. , son père, avait tenté de la convaincre plusieurs fois de manger ou des légumes, ou de la viandes... mais par téléphone, les moyens de persuasions étaient plutôt restreint. Ils ont fini de se préparer et se sont rendu à l'hôpital.
Hôpital Mont Sinaï, Chicago, Illinois. : mais maman, me laisse pas !
: je reviens vite chérie. Et reste avec toi.
: pas comme la dernière fois ?
s'est doucement gratté la tête, visiblement gêné. La dernière fois, sa mère était arrivé à l'improviste et il avait du coûte que coûte aller la chercher à l'aéroport.
: pas comme la dernière fois. Tu as ma parole.
Elle s'est contenter de serrer sa mère dans ses bras.
: tu fais vite ?
: le plus vite que je peux. C'est à Joliet, mon cœur, j'en ai pour 2 heures maximum.
: d'accord.
a embrassé sa fille puis , avant de regagner sa voiture, qui était garée en double file devant le parking de l'hôpital. Elle avait encore un PV, elle ragea se demandant comment en seulement quelques secondes, les flics avaient pu l'aligner. Elle a prit la route, complètement stressée : 4 ans qu'elle n'avait pas vu l'homme qu'elle aimait, le père de sa fille... Quatre ans qu'elle n'avait pas vu . Sur le chemin, elle fut arrêtée par un barrage de voitures de police, elle avait décidément gagné sa journée.
Policier : vous ne pouvez pas passer par là. Il y a une déviation.
: quoi ? Mais c'est la seule route que je...
Policier : où est-ce que vous allez ?
: à Joliet. Au pénitencier de Joliet.
Chapitre 2
Chambre de . Hôpital Mont Sinaï. Chicago, Illinois. et était entrain de discuter. Après un léger silence, s'est doucement relevé pour pouvoir faire face à , elle semblait pré-occupée.
: oncle ?
: oui, mon cœur ?
: tu le connais mon papa ?
: euh, oui. Oui, Pourquoi ?
: il est comment ?
: physiquement ?
Elle a secoué la tête.
: je sais ça ! Tu sais, maman, elle m'a prêté des photos. Mais... dis, il est gentil ?
: oui.
: pourquoi il est parti dans une prison alors ?
: et bien... il me semble qu'il a fait quelques bêtises. Mais ça ne veut pas dire qu'il est méchant. Il a juste déconner.
: hein ? Il a fait une blague ?
: non. En fait, ta mère t'en a parlé ?
: il a vendu des choses mauvaises ?
: oui, c'est ça. Mais il est pas méchant pour autant.
: oui mais, la mère de Cerise dit que les gens de la prison sont mauvais et méchant et...
: la mère de Cerise ne connaît aucun des prisonniers.
: alors mon papa est gentil ?
: oui, il est adorable. Mais de toute façon, tu vas bientôt pouvoir juger par toi-même.
Il a regarder sa montre.
: ta maman doit être arrivée maintenant.
Elle a doucement sourit.
Parking du pénitencier d'Etat de Joliet. Joliet, Illinois. venait de se garer. Avec ce fichu détour, elle avait 10 bonnes minutes de retard. Elle espérait que pour fois une fois, il n'était pas à l'heure et qu'il n'attendait pas depuis trop longtemps. Elle est sorti de sa voiture et l'a cherché des yeux. Elle a fini par le repérer. Mais il n'était pas seul. Il y avait une femme qu'il serrait dans ses bras et un jeune garçon qui devait avoir une quinzaine d'année. se mit bêtement à sourire. Enfin, sa cousine avait accepté de venir le voir. Il lui en avait tellement parlé qu'une joie intense l'avait envahie. Elle a accéléré l'allure, elle attendait ce jour depuis tellement longtemps. Mais... plus elle s'approchait, plus elle se demandait si c'était vraiment sa cousine, ils semblaient si... proche. Puis elle comprit que quelque chose n'allait pas quand le regard de se posa sur elle. Il n'était pas heureux, il était comme perdu, paniqué peut-être et c'est alors que la joie de disparue totalement, elle se ferma et le comprit. Elle regarda sa montre, en fait, elle n'avait pas 10 minutes de retard, mais 20 d'avance. La femme se tourna alors doucement vers .
: enchanté, . Je suis la femme de , vous devez être sa cousine ?
: c'est n'imp- -
tenta un sourire. Tout prenait soudain un sens. Elle l'empêcha de finir sa phrase.
: oui, , enchantée. Je... je pensais être en avance.
: non, pile à l'heure. Et vous devez connaître ?
le regarda attentivement, pour le connaître, elle le connaissait bien. Quand elle faisait sa dernière année de BTS, il entamait sa première année au collège. Et leur école avait la particularité d'accueillir des élèves de la maternelle, à ceux de BTS. Pire, elle était sa prof particulière pour quelques cours dans lesquels il ramait. Elle avait posé une annonce pour se faire un peu d'argent, le soir même, avait téléphoné.
: je... oui. Bien sur.
: ah... 15 ans. Ca passe vite.
: je pensais pas que vous viendriez.
: c'est p- -
: oh... à insisté. J'ai fini par prendre une journée. Ca faisait 4 ans tout de même, je devais bien ça à mon amour.
: oui. Bon dans ce cas je... Je vais y aller.
: , attend tu- -
: ça m'a fait plaisir de te voir. A bientôt.
Elle a commencé à partir, elle savait qu'elle ne tiendrait plus bien longtemps sans pleurer de toute façon. Elle a entendu dire à sa femme de monter dans la voiture puis il est venu la rejoindre.
: , attends. J'peux t'expliquer...
Elle avait atteint sa voiture, s'était mise à pleurer et elle lui fit face.
: y'a rien à expliquer. T'es marié, t'as un fils et moi j'suis la reine des connes !
: dis pas ça... Ecoute chérie j'ai - -
: y'a pas de chérie. Bordel ! Ton fils était dans mon école ! Est-ce que tu t'en rends compte ?
: j'ai voulu te le dire mais j'ai - -
: t'as pas eu le courage de me jeter, c'est ça ? C'est sur qu'avec une môme et mon caractère de merde, t'avais peur que je foute en l'air t'a belle famille ?
: dis pas n'importe quoi, c'est pas ma- - !
: arrête, tu sais que j'ai raison !
Elle a fouiller dans son sac puis a tendu une photo de à .
: en souvenir d'une erreur passé. Et regarde-moi bien, . Parce que c'est la dernière fois que tu me vois !
: mais - -
Elle est montée dans la voiture et a démarré au quart de tour. est retourné dans la sienne. Il était hors de lui.
: bordel , tu pouvais pas fermer ta grande bouche ?
: quoi ?
: c'était pas ma cousine.
: je sais, mais elle n'avait cas pas le confirmer !
: mais t'aurais réagit comment à sa place ? Hein ? Elle a paniqué la pauvre !
: la pauvre. Elle a quand même foutu mon mariage en l'air, celle-là !
: oh, comme si on s'aimait encore avant qu'elle n'arrive !
: répète ?
: mais t'es abrutie ou quoi ?
: oh arrête, un coup de fil et c'est réglé.
: nan, elle s'appelle pas .
: quoi, elle vient de te larguer peut-être ?
: oui. Parce que t'as ouvert ta putain de grande gueule. Tu pouvais pas simplement préciser qu'on était entrain de divorcer ? Oh lieu de te coller à moi et faire comme si tout allait bien ?
: et toi, tu pouvais pas le lui dire ? A la place de le lui cacher ?
Chapitre 3
Quatre jours plus tard
Appartement de et . Bucktown, Chicago, Illinois. Ils rentraient tous les trois de quatre jours complet à l'hôpital durant lesquels avait évité toutes les conversations que avait voulu avoir avec elle à propos de . Et elle redoutait plus que tout l'instant où demanderait à aller se coucher. Bien sur, après quelques jours en hôpital, la petite fille ne tint pas plus de 2 heures. mit un temps incroyable à la border. Mais l'attendait au salon. Il était intrigué, il voulait savoir ce qu'il s'était réellement passé, soit il lui avait menti sur son jour de sortie et elle n'avait vu personne, soit... il ne voyait pas autre chose. est venue s'asseoir près de lui.v
: alors ? Qu'est-ce que retient ton cher et tendre loin de sa famille ?
: écoute, j'ai pas envie de rire.
: oh aller, ça peut pas être si grave.
: ne connaîtra jamais son père.
Elle avait dit ça avec tellement de gravité que paniqua immédiatement, et si ce qui l'avait empêché d'être présent était... sa mort ? Impossible. Elle était en colère.
: qu'est-ce que tu raconte ?
: quand... quand je suis arrivée. En fait, j'avais 20 minutes d'avance.
: t'as eu trop de stress et t'es partie ?
: tu parles, il était déjà dehors.
: il est sorti en avance ?
: en prison ? Aller, à d'autre. Il était à l'heure. Il m'a donné une fausse horaire !
: et alors ? C'est pour ça que ne le connaîtra jamais ?
: oh non, c'est parce que quand je suis arrivée, il était avec sa femme et son fils.
: sa quoi ?
: sa femme, et son fils. De 15 ans. Il était dans mon école.
: tu veux dire qu'il est venu chercher son fils une fois, qu'il t'a vu et...
: c'est sans doute ça oui.
: oh la vache. J'suis désolé chérie.
: t'as pas à l'être. Tu m'avais prévenu. Pff, bien sur que si j'allais à la prison en demandant une visite conjugale, on m'aurait rit à la gueule ! Et toute ses putains de ventes de drogues à la con qui duraient toute une nuit ! Fais chier ! J'suis vraiment la reine des pigeonnes !
: mais dis pas ça. Il était vraiment amoureux !
: qu'est-ce que t'en sais ?
: il était tout le temps avec toi, sauf quelques nuits où il devait vraiment dealer parce qu'il s'est fait arrêter pour quelque chose non ?
: ça prouve rien.
: ça se voyait, à sa façon de te regarder, de s'adresser à toi... de parler de toi !
: de parler de moi ?
: oui, on parlait des fois.
: hey t'as pas essayé de le draguer au moins ?
: c'est pas mon genre, mais si j'avais voulu, il n'aurait rien vu, et tu sais pourquoi ? Il n'avait d'yeux que pour toi !
: arrête tes salades !
: quelles salades ?
: tout ce que tu dis !
: mais merde, c'est quoi ton problème ?
: c'est qu'il est marié putain ! Je me fiche pas mal qu'il m'aime ou non ! Il m'a menti ! Pendant des années ! C'est pas une relation ça ! On fonde pas une famille sur du mensonge ! Et tu savoir la meilleure ? Son fils c'est ! Tu saisi ?
: , comme, que tu aides au devoir ?
: oui.
: il le savait ?
: que j'avais quelqu'un, oui. Pas que c'était son fils. Du moins, j'crois.
: c'est pas pour... t'affoler, hein. Mais, t'as pas un cours avec ?
: T_T tue-moi.
: annule.
: c'est pas parce que son père est un crétin que je vais l'empêcher de pouvoir avoir des bonnes notes.
: c'est pas faux. T'as envie de voir , pas vrai ?
: là c'est faux. D'avoir des nouvelles par contre...
: peut-être qu'il osera pas venir ?
: c'est dans son école. Y'a pas de raison qu'il vienne pas.
: on verra bien.
: il est quelle heure ?
: l'heure de partir.
: si se réveille tu - -
: je sais quoi faire. Si j'avais su, c'est moi qui te l'aurais fait cette gosse !
: -__-'
: aller, bon vent.
: et pas de mec ce soir !
: trop tard.
: bordel...
: ca veut juste dire que tu rentres pas tard. C'est tout.
: promis ?
: il passe me prendre a 21 h 00. T'as 3 heures devant toi.
: ouais, à toute à l'heure.
Elle est sortie de l'appartement pour se rendre dans l'école qu'elle avait cessé de fréquenté quelques années plus tôt pour entrée dans la vie active. Ecole dans laquelle elle retournait souvent pour donner des cours au fils de l'homme qu'elle aimait. Etrange ironie.
Maison de et . Wicker Park, Chicago, Illinois. et son fils étaient dans le salon entrain de discuter, pendant que prenait sa douche.
: tu l'as rencontré à l'école ?
: qui ça ?
: .
: oh... euh. Pourquoi ?
: papa.
: oui. Un soir, je venais te chercher, mais tu t'es trompé d'horaire alors j'ai patienté une heure dans le vide dans le pub d'en face. Elle était là. Je suis revenu chaque semaine et un jour, elle s'est assise à ma table. On a parlé et... pourquoi tu veux savoir ça ?
: c'est elle qui me faisait les cours de rattrapage à l'école.
: pardon ?
: t'as très bien entendu.
: le monde est petit pas vrai ?
: c'est écœurant, j'ai rêvé tellement de fois de me faire ta petite- - ma belle- - bon sang, c'est dégueulasse.
: te la faire ?
: bah... tu vois quoi ? Le fantasme de la prof particulière et elle est carrément...
: ferme-là.
: c'est toi qui a voulu savoir.
: peu importe. Ecoute, il faut que j'aille voir.
: encore ?
: ils vont bien finir par revenir !
: ils étaient sans doute à l'hôpital.
: quoi ? Mais qu'est-ce que tu me chantes ?
: sa fille, elle a des problèmes de... Elle est anorexique.
: sa fille ? Tu veux dire...
: oh la vache... je veux dire ma sœur. Bref, 4 jours par mois ils vont à l'hôpital. Je penses pas qu'elle est envie de te parler papa.
: le ton que t'as pris est plutôt...
: j'ai un cours avec elle. Ce soir.
: tu vas pas y aller quand même ?
: j'ai un contrôle demain.
: elle ne viendra pas.
: tu crois que parce qu'elle t'a largué, elle va me laisser tombé ?
: je... non.
: alors il y sera. Et si j'y vais pas maintenant, je vais être en retard.
: je peux t'emmener ?
: elle va être de mauvaise humeur.
: alors je viens te chercher.
: comme tu veux.
s'est levé et s'est rendu à son lycée. à commencé à faire les cents pas, ne tenant plus, il a quitté la maison pour se rendre au parc le plus proche, histoire de marcher un peu... de se vider la tête.
Chapitre 4
tournait en rond dans la salle de classe, elle allait remballer ses affaires quand est enfin apparut.
: désolé, j'ai crevé. Y'avais un clou sur la route, c'était pour moi.
: t'inquiète pas. Mais je pourrais pas rester plus longtemps, personne peut garder ma... fille.
Il y a eu un léger silence.
: avant qu'on commence. Je tiens à te préciser que je ne veux pas entendre parler de ton père. Même s'il te l'a demander, même si... pour n'importe quelle raison. D'accord ?
: mais tu sais mes parents sont pl- -
: stop. On peut parlé de maths, de bio, d'anglais, de chimie, de - -
: oui mais c'est pas ce que tu- -
: .
Il n'a plus oser rien ajouté et a sorti ses affaires. Et comme d'habitude, elle lui a demandé ce qu'il désirait étudier et elle l'a aidé à apprendre ou réviser ses leçons. Quand ils eurent fini, il rassemblèrent leurs affaires.
: tu sais, si tu veux qu'on arrête les cours, y'a pas de problème, je comprendrais.
: pourquoi je ferais ça ?
: bah, tu sais ? Avec mon père...
: t'es gentil, mais...
: c'est bizarre comme situation. Techniquement, tu es ma belle-mère.
: techniquement, je ne l'ai jamais vraiment été.
: mes parents ne sont plus ensemble depuis très longtemps.
: quoi ?
: j'ai essayé de le dire. Leur divorce est en cours de procédure, et en fait, ils se chamaillent pour un rien, c'est l'enfer. Le fait qu'il est été en prison n'a pas accéléré les choses, ils ont fait passé des tas de dossiers devant eux et - -
: je suis une idiote.
: c'est pas moi qui l'ai dit.
Elle a doucement sourit.
: il vient me chercher alors...
: j'ai pas le temps. Ma fille est - -
Elle a soudain regarder sa montre. Neuf heure moins dix. allait la tuer.
: je suis en retard ! Ecoute, on se voit la semaine prochaine c'est ça ?
: ouais.
Elle a mis sa veste et est partie en courant. Lorsqu'elle a quitté l'école, venait de se garer et il la vit courir au loin, il soupira lentement. Puis arriva à son tour.
: tu l'as prévenu pas vrai ?
: en fait, je crois que l'homme qui vit avec elle avait un rendez-vous. Sa fille risquait d'être seule.
: l'homme qui quoi ?
: bah tu sais bien, son meilleur ami.
: ah ?
: oui, c'est ça.
: elle vit avec lui ?!
: elle avait besoin de quelqu'un pour l'aider tu sais.
: ouais, sans doute.
: je lui ai expliqué, l'histoire avec maman.
: et alors ?
: en fait, elle ne m'a rien dit, d'un coup, elle a paniqué parce qu'elle s'est rapellée de quelque chose.
: bien.
Après un court silence.
: je pense que tu devrais aller la voir.
: je te dépose à la maison ?
: d'accord.
à mis la voiture en route et à démarrer au quart de tour.