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. Petite fille sage, reine du lycée et admirée par toutes les filles qu'elle croise. Belle comme un cœur, cultivée et de famille aisée, cette jeune fille a tout pour elle. Mais sa naïveté lui a joué trop de tour, jeune fille au cœur brisée, elle a préféré s'interdire tout attachement, qu'il soit d'ordre amical ou d'ordre amoureux. Elle s'est jurée que rien ne pourrait plus jamais l'atteindre. Elle a coupé les ponts avec sa meilleure amie et s'est rabattue sur les Barbies du lycée, réputées pour être sans cœur. Elle s'est aussi mise à enchaîner les garçons. Pas parce que ça faisait "bien" mais parce qu'elle avait besoin d'attention sans pour autant s'attacher. Elle détestait la personne qu'elle était devenue mais elle n'avait pas eu le choix. La peine qu'elle avait éprouvé quand il était parti avait été trop grande. Elle avait d'abord cru qu'elle ne pourrait pas la surmonté, elle aurait voulu être lâche et mettre fin à ses jours mais elle n'avait pas été assez courageuse. Alors elle s'était contenté de fermer son cœur. Presque 1 an que sa descente aux enfers avait commencé. Elle n'était plus la fille rigolote et attachante que connaissait sa famille. Elle était devenue triste, froide. Elle parlait peu. Elle avait cessé de s'alimenter correctement et à sa maigreur flagrante s'ajoutait une pâleur extrême. Elle avait cessé de sourire, en réalité, elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Si quelqu'un ne l'aidait pas, rapidement, elle allait sombrer, elle allait lâcher prise. Seulement, ses poufs de copine étaient trop préoccupées à savoir le fond de teint qu'elles devaient utiliser pour voir sa détresse, et ses petits amis passagers se fichaient pas mal de savoir comment elle allait du moment qu'elle acceptait de coucher avec eux, alors elle se murait dans un silence infini.
Aujourd'hui, s'était un vendredi. était entouré de toutes ses "copines" de classe et fourrée dans les bras de son actuel petit copain. Ils projetaient une soirée pour le soir même quand d'approcha d'eux.
: ?
Elle ne répondit rien.
: !
Elle releva doucement la tête. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui vouloir ? Elle savait que la détestait maintenant.
: hum ?
: il sera là ce soir.
Tout se bouscula dans la tête de . Mais de quoi parlait ? Qu'est-ce qu'elle lui racontait ?
: il n'est au courant de rien. Je sais qu'il aimerait bien te voir. Comme ça, c'est tout.
Puis elle est partie. voulu se persuader que ne parlait pas de son frère, elle se força à oublier cette conversation mais se fut impossible, elle était anxieuse, plus que ça. Elle n'était même pas sur qu'il saurait la reconnaître, elle avait atrocement maigri. Elle en était consciente. Et comment allait-il réagir quand il saurait qu'elle et ne s'adressait plus la parole et... Elle se rappela la dernière fois qu'ils s'étaient vu. Lorsqu'il lui a dit qu'il partait vivre avec sa petite amie, qu'ils allaient sans doute se marier parce qu'il l'aimait. Qu'il l'aimait beaucoup. Elle avait alors pensé, "et moi ?". Mais ce n'était que la meilleure amie de sa petite sœur, une amie de longue date avec qui il parlait. Comme ça, parce que ça lui faisait plaisir. Avec qui il avait eu un léger flirt, mais juste comme ça, là aussi. Elle avait attendu la fin de la journée avec impatience mais quand l'heure de la sortie fut venue, elle ne voulait plus le voir.
: aller passe le moi !
Pouf : mais pourquoi tu veux ça ? C'est plus que moche !
: mais parce que j'en ai besoin !
Pouf : mais c'est 5 fois trop grand pour toi.
: tans mieux ! Donne le moi !
Pouf : mais c'est à mon frère.
: oui, c'est à mon mec quoi. Aller, dépêche toi ! J'ai pas envie de rater le bus : il pleut !
La fille a fini par céder et lui donner le sweat-shirt que son frère lui avait confié. Elle l'enfila rapidement et mis la capuche. En effet il était grand... Si elle avait voulu, son sac serait passé avec elle sous le sweat et il lui tombait carrément sous les fesses.
Pouf : tu m'explique comment tu fais pour être sexy avec cette horreur ?
: quoi ? Je suis sexy ?
Pouf : crois pas que je suis lesbienne hein ! C'est juste que je suis objective et...
: t'as pas un truc moche ?
Pouf : nan.
: tans pis.
Elle ferait avec. De toute façon, elle n'avait pas le choix. Et puis avec la capuche, elle passerait inaperçu, elle n'avait cas courir jusqu'au bus et tout se passerai bien. Mais quand elle sortit, elle s'aperçu que le bus venait de partir. Certains élèves traînaient encore. Elle maudit une fille qui faillit la renverser avec son vélo et commença à rentrer chez elle à pieds, sous la pluie qui avait visiblement décidé de ne jamais s'arrêter. Elle ne pouvait pas croire qu'elle était si peu chanceuse. En partant elle n'avait même pas chercher des yeux, elle ne voulait vraiment pas qu'il la voit comme ça. Il la trouverait moche et elle ne voulait pas que ça arrive. Elle se demanda pourquoi il était rentré, normalement, c'était qui allait le voir. Elle le savait parce que le petit ami de l'avait dit à son petit ami à elle. Une voiture passa alors a toute allure et qui était près d'une gigantesque flaque se fit "noyer" en moins d'une seconde. Elle aurait voulu hurler mais elle ne le fit pas. Elle se mit à pleurer. Elle regarda devant elle se disant qu'il ne lui restait plus que dix minutes avant d'arriver. Elle espérait alors se faire renverser par une voiture, un moto ou même un camion. Elle se dit que si elle enlevait sa capuche elle chopperait une pneumonie et que peut-être elle en succomberai si elle ne prévenait personne. Elle enleva sa capuche. Il pleuvait toujours autant mais elle s'en fichait : elle voulait attrapé une maladie inguérissable. Une seconde voiture, et une troisième passèrent à vive allure. Cette fois-ci, ses cheveux ne furent pas épargnés. Elle qui n'avait pas cessé de pleurer tellement elle se haïssait, finit par pleurer aussi parce qu'elle haïssait ce temps de chien. Quand elle arriva dans sa rue, elle le vit. Il était là, il attendait devant chez elle. Elle remit sa capuche et fit demi-tour. Mais vous pensez bien que c'était trop tard, qu'il l'avait déjà vu. Il l'appela deux fois avant qu'elle ne se mette a courir. Il l'a rattrapa en seulement quelques enjambés. Etait-elle si faible ?
: mais où est-ce que tu vas ?
Elle n'avait pas relevé la tête. Hors de question qu'il ne voit son si joli visage creusé par la fatigue, par une perte de poids si flagrante. Elle restait devant lui, silencieuse. Il ne lâchait pas son bras. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, lui dire tout ce qu'il avait prévu de lui dire mais voilà, lui avait tout raconté. Il était en colère et elle avait réussi à le percevoir.
: mais qu'est-ce qui te prend ?! Hein ? Qu'est-ce qu'il te passe par la tête ?!
Il serrait trop fort son bras, elle avait mal. Elle voulu se dégager mais il ne la laissa pas faire.
: et regarde moi quand je te parle !
Elle ne bougea pas alors il la força à lever la tête. Elle ferma les yeux et des larmes se mêlèrent à la pluie qui tombait à présent sur son visage. Il finit par se radoucir. Il n'était pas venu là pour lui faire la moral. En réalité, il était venu ici pour la voir. Parce qu'il en avait besoin, parce que ne lui parlait plus jamais d'elle et qu'il n'avait jamais osé demander pourquoi. Il aurait du se marier mais lui occupait bien trop l'esprit, alors il s'était résigné quand il avait compris pourquoi : il en était amoureux. Il avait longtemps hésité à lui dire et voilà que quand il revenait, lui apprenait que la dont il était fou avait littéralement disparu.
: mais... qu'est-ce qu'il t'arrive ? Regarde l'état dans lequel tu es et...
Elle avait voulu se laisser guider par ses sentiments mais la peur d'avoir mal reprit le dessus. Elle ouvrit les yeux. Ils étaient vide de toute expression.
: laisse moi tranquille.
La froideur qu'elle avait mit dans sa phrase toucha . Mais la suivante fut pire.
: on a plus rien à se dire. Et mon copain ne va pas tarder a venir me chercher.
Il lui lâcha immédiatement le bras et elle en profita pour partir en direction de chez elle. Elle aurait voulu courir mais elle se serait trahit. Quand à il resta sous la pluie encore quelques instants ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer. Elle avait tenter de le fuir, il l'avait bien vu. Elle était triste et finalement, elle avait été si froide si... avait raison. Elle avait changé.
Chapitre 2
Quand rentra chez lui, sa sœur était dans le canapé, il vint s'asseoir près d'elle. Sans un mot. A ce moment précis elle compris a quelle point il était fou de , elle comprit aussi qu'être amoureux d'un agréable souvenir ne permettait en rien d'être heureux. Il était triste, alors oui, en voulait encore plus à , mais cette fois-ci, elle ne resterait pas les bras croiser à attendre que ça passe. Elle avait déjà perdu sa meilleure amie, elle avait faillit se perdre elle-même... Hors de question que son frère chute à son tour.
: t'étais où ?
: nul part.
: je sais que c'est pas facile a admettre... Mais va falloir t'y faire. La que t'as connu s'est volatilisée. Il soupira doucement.
: elle me manque.
: moi aussi.
Puis ils regardèrent la télé. Sans plus parler de la soirée. alla se coucher, aussi. Le lundi suivant, ne se présenta pas en cours. Finalement, elle ne vint pas de toute la semaine. Le lundi d'après, elle descendit lentement les marches, tellement lentement que sa mère comprit qu'elle n'était même plus en état de supporter son propre poids : elle la fit hospitaliser. Elle n'avait pas le droit aux visites les deux premières semaines, la troisième, alors qu'elle recommençais a manger de nouveau, on lui permettait de entré chez elle le week-end... Là, elle recevait des tas de visite, elle fut étonné de voir le nombre de personne qui vinrent la voir, même si elle savait que c'était juste histoire de se faire bien voir des autres, ca lui faisait plaisir. Elle ne fut pas étonné de ne pas entendre parler de et , même si c'était eux qu'elle attendait. En fait, n'étais même pas au courant. fini par gaffer.
: bah t'as pas sport ?
: non.
: ca fait pratiquement 3 semaines.
: une des pompom girl a cessé de manger.
Elle s'était mis à sourire, comme si ça lui faisait plaisir.
: alors elle s'est faite hospitalisé, tu comprends, elles ne marchent qu'en équipe.
Et c'est son ton ironique qui la trahit.
: de qui tu parle là ?
: de... bah d'une fille de ma classe.
: de qui tu parle ?
: *soupire* .
balança le bouquin qu'il lisait à travers toute la pièce, il semblait hors de lui, en fait, il l'était... Si ce n'était pas pire.
: et ça te fait rire ?
: ouais.
: tu sais quoi, c'est pas qui a changé. C'est toi !
L'ironie et l'air provocateur qu'avait sur le visage disparurent immédiatement.
: qu... quoi ?
: tu prétendais la connaître par cœur ! Bordel, t'étais ou quand elle a commencer a sombrer ?
: mais je...
: ferme là et regarde toi ! Elle a voulu couper les ponts pensant que c'était la meilleure chose à faire, mais pourquoi tu l'a laissé faire ? Hein ? Y'avais quoi dans ta tête à ce moment là !?!
: ferme ta gueule tu veux ! Rejette pas la faute sur moi ! On sait tous que c'est de TA faute si elle a préféré arrêté de s'attacher ! Elle était amoureuse !
: et je pensais l'être également !
: te voile pas la face ! T'as juste cru qu'en t'éloignant et en épousant un pétasse de merde tu l'aimerai moins, mais mon cul ! Ca t'as fais flippé de comprendre que tu pouvais plus te passé d'elle ! C'était pire ! Je voyais bien que tu crevais d'envi de me demander ce qu'elle devenais, je l'savais ! Mais qu'est-ce que tu croyais ? Que j'allais lui faire plaisir après tout ce qu'elle m'avais fait subir ? Tu crois peut-être que c'est la seule qui a souffert dans l'histoire ? Bah t'as tout faut ! Parce que par ta faute, y'a eu toi, moi, elle et ta pétasse de merde ! Sans compter tout ceux qui ce stressent vraiment pour l'état de santé de !
Jamais ils ne s'étaient engueulés, du moins, pas comme ça. pris sa veste et parti. Il couru jusque chez . Sa mère hésita à le laissé entrer : on était dimanche et dans une heure, devait retourné à l'hôpital. Il hésita un peu avant de monter jusque dans la chambre, quand il entendit "entré" après qu'il eu frappé à la porte, il voulu faire demi tour mais il n'en n'eu même pas le courage. Il se fit alors violence et pénétra doucement dans la chambre qu'il avait si bien connu... Elle rangeait ses affaires dans une valise, sans trop de conviction d'ailleurs, et quand elle vit que était dans la pièce, elle s'arrêta quelques instants avant de faire comme si de rien n'était. Au fond, elle était heureuse qu'il soit là. Vraiment. Mais elle était incapable de le montrer, en fait, elle ne savait plus comment faire pour montrer quoi que ce soit. Elle restait juste là, a attendre que sa passe. savait exactement ce qu'elle ressentait, il ne savait pas comment, ni pourquoi mais c'était comme s'il était rattaché à elle.
: ...
Un mot, un seul suffit. Son prénom. Elle se jeta dans ses bras. Au début, il pensait qu'elle le serait parce qu'elle était heureuse qu'il soit là, que ça lui faisait plaisir... Puis il comprit petit à petit, qu'elle ne le tenait pas mais qu'elle l'agrippait, comme pour se retenir, comme si elle avait peur de sombrer un peu plus... Il lui chuchota qu'il fallait qu'elle soit forte parce qu'elle était capable de s'en sortir. Il crevait d'envie de l'embrasser mais n'osa pas, alors il lui fit un léger baiser sur le front en lui promettant de toujours être là. Cette fois-ci, elle s'autorisa à y croire : elle se dit qu'après tout, les rêves avaient parfois du bon et que les mensonges, quand ils étaient bien entretenus pouvaient certainement rendre heureux. Si elle pouvait retrouver le sourire et sa vie d'avant en se mettant à vivre un rêve brodé dans les mensonges, alors elle le ferait, tout en espérant que mente, mais qu'il mente jusqu'au bout. Au final, qu'il la tienne sa fichu promesse...